« Cauchemar de tous les parents », tel que l’a qualifié l’avocat des parties civiles, un élève gendarme qui venait de connaître une rupture sentimentale avait pris l’habitude de communiquer via WhatsApp avec une ado de 14 ans de Mézidon-Vallée-d’Auge (Calvados) depuis l’École de gendarmerie de Chaumont où il était en formation.
L’homme de 21 ans a été jugé mardi 11 février 2025 pour avoir entretenu des conversations pour le moins déplacées avec l’adolescente fragile psychologiquement – ce qu’il ignorait – entre le 1er mars et le 1er juillet 2024.
« Elle me racontait des choses qui me plaisaient. J’avais l’impression de parler à quelqu’un de mon âge », expliquera-t-il.
Propos « dégueulasses »
Des échanges malsains et dégradants dans lesquels il demandait à la jeune fille dont il connaissait l’âge de se livrer à des pratiques sexuelles de plus en plus extrêmes avec ses différents partenaires et de lui envoyer des photos et des vidéos de leurs ébats.
Avant de présenter ses excuses à la jeune victime et à ses parents, le prévenu a reconnu que ses propos étaient « dégueulasses ». Gang-bang, gorge profonde, « choses » à quatre, club libertin, fellation… Effectivement, son vocabulaire, tel que l’a énuméré partiellement le président était digne d’un film X ; interdit aux mineurs comme il ne pouvait l’ignorer.
Radié de l’administration
Inconnu jusqu’alors des services de police et de justice – et pour cause – l’homme qui a été immédiatement radié de l’administration est condamné à 6 mois de prison avec sursis.
Il a l’interdiction d’exercer une activité impliquant un contact avec des mineurs et d’entrer en contact avec la victime pendant 3 ans. Il devra lui verser 2 000 € ainsi que 700 € à chacun de ses deux parents au titre de préjudice moral et 900 € pour leurs frais d’avocat.
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