Verra-t-on un jour le contournement Est de Rouen ? C’est en substance l’interrogation posée ce mardi 18 février 2025 par la députée Ensemble de la Seine-Maritime Annie Vidal lors des questions au gouvernement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le flou subsiste.
La députée veut savoir où en est le contournement Est
Annie Vidal, dont la circonscription recouvre une bonne partie des plateaux Est de Rouen, a adressé sa question à Juliette Méadel, ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation.
Rappelant les différentes étapes suivies par le projet (enquête publique, déclaration d’utilité publique, recours, rejet de ces recours…), la parlementaire a voulu faire le point sur le dossier, déplorant « n’avoir aucune nouvelle quant à son avancement ».
Pouvez-vous préciser l’état d’avancement de la procédure de concession, notamment en ce qui concerne les candidatures reçues ? Pouvez-vous nous confirmer que l’ensemble des étapes prévues permettront un démarrage des travaux à l’horizon 2027-2028 pour une mise en service en 2030-2031 ?
La ministre Juliette Méadel a répondu en rappelant que le projet « suscite une opposition forte et ancienne d’une partie du territoire traversé », des « expressions démocratiques qui ne peuvent rester sans réponse », selon elle.
L’appel à un consensus… « qui n’arrivera pas »
Et d’appeler, au nom de Philippe Tabarot, ministre délégué aux Transports, « l’ensemble des acteurs concernés à rechercher autant que possible un consensus ».
Le moment venu, une fois le temps pris pour cet examen réalisé, nous serons évidemment en mesure de mieux préciser les suites données à ce projet.
Une réponse qui ne satisfait pas Annie Vidal qui fustige la recherche d’un consensus « qui n’arrivera pas ». Elle pointe les oppositions de certains anciens soutiens au projet (Nicolas Mayer-Rossignol a les oreilles qui sifflent), « des postures électorales » selon la députée. « Ce n’est pas à l’aube des élections municipales qu’il y aura un consensus », assène-t-elle.
Et de conclure, amère : « Si ce projet ne devait jamais voir le jour, ce que nous sommes beaucoup à craindre, eh bien a minima, il faudrait avoir l’honnêteté de le dire haut et fort. » Une clarification que le gouvernement n’a pas apportée… pour le moment.
Pour rappel, en octobre dernier, le prédécesseur de Philippe Tabarot au ministère des Transports avait déjà souligné la complexité du dossier. « Je veux bien comprendre et écouter tous les acteurs sur leur position. Je ne pense pas que l’on puisse trouver un consensus », avait estimé François Durovray face aux sénateurs.
Il avait donc annoncé vouloir rencontrer le maire de Rouen en janvier pour en discuter, mais depuis la censure est passée par là.
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