Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné ce lundi 24 mars 2025 un jeune de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Atlantique) pour avoir menacé de « crever » son ancienne belle-mère de Nesmy (Vendée).
Le ligérien de 24 ans comparaissait pour menaces de mort pour avoir écrit à son ancienne belle-mère, le 1er décembre 2023, « Je vais vous crever (…) je connais ton adresse ».
« Coups de pression »
Lors de sa garde-à-vue, le jeune homme avait reconnu les faits et admis s’être « énervé », ce qu’il a répété lors de son procès au tribunal correctionnel de Nantes. Un coup de sang suite à un « différend » qui opposait cette Nesmysienne à son ancien gendre au sujet de la relation toxique qu’il entretenait avec sa fille.
« Ma fille a porté plusieurs fois plainte contre lui », a expliqué la victime aux juges nantais. « Aujourd’hui, elle l’a quitté et elle a été prise en charge par SOS Femmes. »
Le prévenu a en effet été condamné pour violences conjugales sur son ex-compagne. Les deux s’étaient néanmoins présentés à l’audience et l’ambiance « semblait apaisée », se souvient la présidente du tribunal correctionnel de Nantes qui avait eu à juger de cette première affaire.
Mais, depuis une décision du juge des enfants, leur fille de 3 ans a été placée chez sa grand-mère maternelle car le couple évoluait dans un « milieu extrêmement anxiogène », avec « alcool » et « stupéfiants ». Le père s’est vu octroyer des « visites médiatisées », deux fois par mois. C’est à partir de là que la belle-mère a reçu des « coups de pression » et en a aujourd’hui « marre de vivre dans la peur ». Elle aurait même été « menacée » par une personne qui « accompagnait » le prévenu à l’audience. « Tu vas voir tes morts » lui aurait lancé cette personne.
« Ils se détestent »
Le prévenu a contesté ces dernières accusations et a soutenu qu’il y avait « beaucoup de mensonges » dans les propos de son ancienne belle-mère. Il indique aussi n’avoir « plus de relation » avec la mère de sa fille. « Je préfère qu’elle soit chez sa grand-mère maternelle plutôt qu’en famille d’accueil », a-t-il toutefois confié.
Sur un plan judiciaire, ce menuisier en contrat à durée déterminée (CDD) avait déjà été condamné à trois reprises pour conduite sans permis avec usage de stupéfiants, violences par conjoint sur son ex-compagne et violences sur son ancienne belle-mère. L’avocate de cette dernière l’a décrit comme « impulsif » et « intolérant à la frustration ». Ses propos « très violents » et « répétés » démontrent une « volonté de faire peur et de blesser », a abondé le procureur de la République.
Me Agathe Bignan, l’avocate de la défense, a néanmoins rappelé que l’ex-compagne de son client avait « commis des blessures involontaires extrêmement graves » lors d’un « accident de voiture » et qu’elle était « sous bracelet électronique ». « Il faut qu’on arrête de tout mettre sur son dos : ils se détestent, mais il a l’intelligence de dire que ce placement n’est pas une mauvaise idée », a-t-elle souligné.
Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné le jeune Ligérien à quatre mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans avec des obligations de travail, de soins, d’indemnisation ainsi que des interdictions de contact avec son ancienne belle-mère et de paraître à son domicile et sur son lieu de travail. Il devra lui verser 500 € au titre de son préjudice moral et 800 € de frais d’instance.
ED (PressPepper)
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