Mardi 18 mars 2025, le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) se penchait sur un nouveau dossier de violences et de menaces commis au sein d’un couple.
Les faits remontent à plus de 8 ans, ils ont été commis entre octobre 2016 et août 2018, à Hémonstoir, près de Loudéac (Côtes-d’Armor).
Déjà connu pour les mêmes violences et mêmes menaces
Le quinquagénaire est défavorablement connu de la justice, notamment pour des faits commis à l’encontre de conjointes. Déjà des violences et des menaces, mais également des appels malveillants.
Le prévenu est absent à l’audience. D’ailleurs, personne ne sait où il se trouve depuis plusieurs mois.
Il ne répond plus aux diverses convocations de la justice.
Un profil plutôt inquiétant
Les expertises des psychiatres sont plutôt parlantes. Certains traits sont relevés par les deux praticiens.
L’homme souffre de troubles bipolaires, il est « égocentrique ».
Chose peu courante dans un rapport d’expert, l’un d’eux indique que le prévenu présente une dangerosité psychiatrique avec un risque de passage à l’acte, surtout suicidaire.
Une victime encore choquée
La victime est, quant à elle, présente à la barre du tribunal. Ils se sont connus sur le net en 2013, alors qu’elle vivait chez elle à Madagascar, son pays natal.
Il est venu la rejoindre et se sont mariés en décembre 2015. C’est de retour en France l’année suivante que les choses ont commencé à « déraper ». Il buvait, se montrait violent, menaçant.
Changement de région pour « revivre »
Cette femme vit aujourd’hui à l’autre bout de la France. L’homme ne connaît pas sa nouvelle adresse, elle déclare en sanglots à la barre du tribunal : « J’ai peur qu’il m’attende à la sortie du tribunal, il sait que je vais venir ici aujourd’hui ».
En garde à vue, l’intéressé a nié les violences et reconnus du bout des lèvres des menaces.
Après délibérations, le tribunal a condamné l’homme à 36 mois d’emprisonnement et délivre un mandat d’arrêt à son encontre.
Celui-ci devra également s’acquitter d’un montant de 10 000 € de dommages et intérêts et 3 500 € pour les frais d’avocats de la victime.
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