Il a suffi de quelques mots pour faire lever un sourcil à Jérôme Cazalbou, manager du haut niveau à Toulouse. « J’étais dégoûté pour Antoine, je l’ai appelé avant son opération. Je voulais prendre de ses nouvelles », avouait Nelson Epée, champion olympique en 2024 avec le capitaine de Toulouse. Cette opération, elle n’est prévue qu’en début de semaine prochaine assure l’encadrement toulousain. Forcément, la grave blessure d’Antoine Dupont a « marqué » les Rouge et Noir, qui débute de longs mois sans leur capitaine et leader de jeu. Il faudra s’adapter, et du côté de Toulouse, on a déjà sa petite idée.
Toulouse « marqué » par la blessure de Dupont
« Cela nous a marqués ». Mathis Castro-Ferreira n’a pas fait dans la langue de bois afin de révéler comment le groupe toulousain avait encaissé la blessure d’Antoine Dupont. « Nous sommes tous très proches de lui. Nous sommes comme une famille et ça impacte forcément tout le groupe ».
Touchés, mais pas démoralisés les Toulousains. « Ce sont des choses qui arrivent, cela fait partie du sport. Il était déjà revenu une fois des croisés donc il n’y a pas de raison qu’il ne revienne pas et je lui souhaite tout le courage possible », dit Nelson Epée.
« Perdre quelqu’un comme Antoine, ce n’est pas une bonne nouvelle. Surtout quand on le voit à la télé, on n’est pas là, on ne sait pas ce qui se passe et on subit totalement la chose. Perdre un joueur de ce niveau-là, c’est dur pour tout le monde. D’abord pour lui, parce que c’est le premier impacté, c’est lui qui va se faire opérer », rajoute Laurent Thuery, entraîneur en charge de la défense chez les Rouge et Noir.
Confiance aux autres n°9
La vie sans Antoine Dupont, elle va débuter ce dimanche 23 mars, avec un match à Bordeaux, pour lequel Toulouse a décidé de mettre tous ses internationaux au repos. Mais n’y voyait pas forcément une impasse : les Haut-Garonnais s’appuieront sur une équipe bien rodée, articulée autour des Willis, Lebel, Mallia et Cramont et qui a été la meilleure durant la période des doublons. Surtout, elle aura tout à gagner de son déplacement.
Désormais, le n°1 du poste, c’est Paul Graou. Une évolution certaine pour lui, avec la pression qui va avec. « Paul a été très performant les derniers week-ends. Il n’y a rien à gérer ou à aborder avec lui : il va jouer au rugby, il le fait très bien, et il n’y a aucune chose de particulière à gérer avec lui », tempère Laurent Thuery. Une manière de le décharger clairement du poids de l’ombre de Dupont qu’il aura sur ses épaules.
Capuozzo pourra dépanner
Outre Graou, Toulouse estime avoir bien des solutions en interne. « Forcément, le statut de Paul va évoluer. Mais il n’est pas le seul », précise Thuery. « Naoto, les jeunes, mais aussi Ange Capuozzo qui potentiellement peut jouer en n°9. Nous avons entièrement confiance en l’ensemble de nos n°9, il n’y a pas de question à se poser ».
« Oui, nous nous préparons à cette fin de saison sans Antoine. Mais nous sommes rassurés sur le niveau des copains, et nous avons pleine confiance en Paul, Naoto, Simon (Darroque), et Nathan (Llaveria) », souligne, plein d’entrain, Mathis Castro Ferreira.
Pas de joker médical ?
Interrogé sur l’option de prendre un joker médical, Laurent Thuery a botté en touche. Toulouse a jusqu’au 31 mars pour ouvrir un dossier, et jusqu’au 6 avril pour le finaliser. Mais si on lit entre les lignes, pas sûr que cela se réalisera avant la date limite.
On va s’adapter, on a de la qualité dans le groupe et ça permettra peut-être à d’autres de prendre de la place, du leadership et à nous de continuer à montrer un bon visage.
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