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combien de temps les grands-parents du garçon peuvent-ils rester en garde à vue ?



C’est l’un de ces faits divers qui marquent la France. Les restes du petit Émile, deux ans et demi au moment de sa disparition en juillet 2023, ont été retrouvés en mars 2024.

Entre-temps, les enquêteurs avaient remué ciel et terre pour tenter de retrouver la trace du petit garçon, dont la dernière piste remontait au hameau du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Ce mardi 25 mars 2025, le grand-père de l’enfant, Philippe Vedovini, ainsi que la grand-mère d’Émile, son oncle et sa tante, ont été placés en garde à vue. Le motif est clair : « homicide volontaire » et « recel de cadavre ».

Ce mercredi 26 mars 2025, la garde à vue des quatre personnes a été prolongée pour 24 heures. Et pourrait l’être de nouveau, si les enquêteurs ne sont pas satisfaits de ce qu’ils ont obtenu.

Des critères à remplir

La loi française permet en effet de prolonger la garde à vue si « l’infraction reprochée est punie d’une peine de prison d’au moins un an », est-il précisé sur le site gouvernemental service-public.fr.

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À condition que la prolongation soit l’unique moyen d’atteindre l’un des objectifs ayant permis la garde à vue initiale. C’est-à-dire :

  • Continuer une enquête en s’assurant de la présence de la personne suspectée ;
  • Garantir la présentation de la personne devant un magistrat ;
  • Empêcher la destruction de preuves ;
  • Empêcher une concertation, c’est-à-dire ne pas permettre à la personne gardée à vue de se mettre d’accord avec ses complices ;
  • Empêcher toute pression sur les témoins ou les victimes ;
  • Garantir l’arrêt de l’infraction en cours.

Une garde à vue possible jusqu’à 100 heures

Dans certains cas, la garde à vue peut encore être prolongée pour atteindre un maximum de 96 heures. C’est possible dans l’affaire du petit Émile, car les suspects sont entendus dans le cadre d’un meurtre aggravé (commis sur une personne vulnérable, en l’occurrence, un enfant).

Dans le cas où la garde à vue est prolongée au-delà de 48 heures, « la décision est prise par le juge d’instruction, lors d’une information judiciaire, ou par le juge des libertés et de la détention (JLD) dans les autres cas », peut-on lire encore sur service-public.fr.

Ce n’est pas le cas ici. Mais pour information, dans une affaire de terrorisme par exemple, la garde à vue peut aller jusqu’à 144 heures.



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