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cinq ans de prison requis



Un homme de 41 ans était à la barre du tribunal correctionnel des Sables-d’Olonne le 27 mars 2025 pour agression sexuelle sur une enfant.

Il a été marié. Il a un enfant qui est confié à la maman. Il a un droit de visite deux fois par semaine en présence d’un tiers. Ses déviances sexuelles l’ont conduit à être condamné pour détention de fichiers pédopornographiques : 3 643 photos d’enfants avaient été retrouvées dans son ordinateur. Ces faits lui ont valu d’être inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Vivant en région parisienne, en 2022, il obtient l’autorisation d’emmener, en présence d’une tierce personne, son fils en vacances. Ils résident dans un camping des Sables-d’Olonne du 22 au 25 août.

C’est lors du dernier jour de ce séjour que deux faits  » interdits et graves  » vont se produire. Il va aborder une petite fille âgée de six ans, prétextant qu’il  » a perdu son chat dans le camping « . Elle accepte de le suivre pour partir en recherche du félin. Ils se dirigent vers un bloc sanitaire. 

Il ne nie pas les faits. « On est entré dans une cabine, je l’ai mise debout sur un lavabo et baissé sa culotte de bain « . Il va alors lui imposer des attouchements sur le sexe. La fillette parvient à s’enfuir et raconte tout à ses parents.

Passage à l’acte malgré des soins

Au cours de la même journée, il va retourner dans les sanitaires, suivant une autre fillette âgée de dix ans qui va prendre sa douche. Elle va s’apercevoir  » qu’un téléphone de couleur noire  » la filme sous la porte. Elle crie, il prend la fuite.

Vidéos :

L’homme sera interpellé, entendu et présenté devant la justice. Le 3 mai 2023, le juge des libertés et de la détention décide de le faire incarcérer en détention provisoire. Le 28 février 2024, il est libéré et placé sous contrôle judiciaire.

Les conséquences pour les petites victimes, selon les parents, sont  » importantes. Avec un sentiment permanent de peur au contact de garçons et d’hommes ».

Le prévenu tente de se justifier en expliquant qu’il voulait savoir s’il  » avait un désir pour les enfants « .

Il dit  » avoir vrillé, être retourné dans le passé, dans mes pulsions « . Pourtant, depuis la première affaire, il dit  » être suivi par une psychologue, un psychiatre, une sexologue « , mais reconnaît  » avoir encore beaucoup de failles « .

Temps de réflexion pour le tribunal

Dans ce dossier  » grave et traumatisant « , le ministère public frappe fort avec des réquisitions portant sur cinq années de détention avec mandat de dépôt différé, un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans et une interdiction définitive d’être professionnellement en contact avec des mineurs.

Une sanction principale  » trop lourde et non appropriée  » pour son conseil, Me Maud Chavatte rappelant,  » les soins sont entrepris depuis trois ans. Ils sont suivis. Il a changé, c’est rassurant pour lui, mais aussi pour nous. Une réinsertion est largement possible. »

Le délibéré sera rendu ce 24 avril.



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