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Chez les pompiers du Tarn, une année marquée par de nombreux accidents graves sur les routes


Après deux années de forte hausse, l’activité opérationnelle des sapeurs-pompiers du Tarn était revenue à un niveau plus raisonnable en 2023. Elle s’est stabilisée en 2024 et il y a plusieurs explications à cela. Mais l’année reste marquée par de nombreux accidents graves sur les routes du département.

Les soldats du feu ont réalisé 24 653 interventions l’an dernier (pour 21 790 victimes secourues), soit une hausse minime de 0,71 % par rapport à 2023. Et une baisse conséquente par rapport à 2022, année record avec 26 598 interventions pour les 274 sapeurs-pompiers professionnels et 1 344 volontaires tarnais (auxquels il faut ajouter 69 personnels administratifs et techniques).

Les chiffres à retenir pour le Sdis 81. (©Sdis 81)

Des outils plus performants

Mais c’est une baisse trompeuse. Car, les secours à la personne représentent toujours près de 80 % de l’activité du Service départemental d’incendie et de secours du Tarn (Sdis 81). Or, dans ce domaine, le nombre de sorties n’a pratiquement pas évolué (19 728 interventions soit +0,48 %).

Sur ce plan, les pompiers ont d’ailleurs amélioré leurs outils en déployant par exemple la télétransmission d’un « bilan victime » numérique depuis le véhicule de secours situé sur le terrain d’une part, et vers le centre de régulation du SAMU et les  services d’accueil d’urgence d’autre part. 

Les pompiers ont réussi 30 réanimations cardiaques l’an dernier. (©Sdis 81)

Moins de feux

Côté incendie, l’activité a baissé de plus de 15 %. Avec 1 290 interventions. Il y en avait eu jusqu’à 1 780 en 2022. Comment l’expliquer ? « Le risque de feux de végétation a été atténué par des précipitations régulières survenues au cours du printemps et de l’été », assure le Sdis 81. « Bien que le département ait essuyé deux épisodes orageux notables (mai et juin), cette année dans le Tarn a été relativement épargnée par les évènements météorologiques d’ampleur, alors même que les moyennes de température et de précipitations en France font de 2024, l’année la plus chaude et la plus humide jamais enregistrée », relève par ailleurs le Sdis, qui a été engagé sur d’autres fronts en matière de météo, de l’Aude à Mayotte, en passant par La Réunion ou les Pyrénées-Orientales.

54 millions d’euros de dégâts évités

Bien qu’elles ne représentent que 5,2% des interventions, les missions classiques de lutte contre les incendies constituent malgré tout un enjeu important pour le Sdis. En effet, il est estimé que l’intervention des sapeurs-pompiers du Tarn sur les incendies d’habitation en 2024 a permis d’éviter la destruction de biens immobiliers à hauteur de 54 millions d’euros (dégâts évités par l’action de lutte contre le feu).

Toujours plus d’accidents

Du côté des accidents en revanche, le tableau est plus sombre. Le nombre d’interventions a augmenté (1 974, +3,24 %), mais surtout, l’année a été marquée par plusieurs chocs particulièrement violents. Rappelons qu’il y a eu 32 morts sur les routes, soit le pire bilan depuis longtemps, avant la pandémie de Covid-19.

Técou, Vénès, Teyssode, Gaillac, Le Séquestre…

2024 avait commencé par un accident marquant, dès le 2 janvier, à Técou. Une collision entre deux voitures. Avec plusieurs blessés graves et un mort. Elle s’était aussi achevée par un drame qui a bouleversé les soldats du feu, la mort, le 3 décembre à Vénès, d’une femme sapeur-pompier volontaire de Castres. Au terme d’une série noire qui avait vu mourir quatre personnes sur les routes en une semaine.

Et entre ces deux accidents, il y en a eu beaucoup d’autres, dont ceux de Teyssode, le 6 octobre, avec trois morts et deux blessés graves et celui de Gaillac le 17 novembre avec cinq jeunes tués. Ou encore celui du 6 avril au Séquestre, avec deux morts sur l’A68.



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