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Cette usine Renault de Lorraine pourrait se séparer de plus de 700 intérimaires : « Une casse sociale »

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« Malheureusement, ce que l’on craignait vient de tomber ce matin ». Lors d’un Comité social et économique extraordinaire qui s’est déroulé ce jeudi 30 janvier 2025 dans la matinée, les syndicats de l’usine Renault de Batilly, aussi connue comme la SOVAB (Société de véhicules automobiles de Batilly), ont appris que 737 intérimaires devraient être mis à la porte.

Cela intervient après l’arrêt du site durant près d’un mois, faute de commandes suffisantes, et la décision de la direction de recourir au chômage technique dans les semaines à venir.

En Lorraine, « une casse sociale et économique »

Contacté par Lorraine Actu, Fabien Gloaguen, délégué syndical central adjoint FO, déplore « une casse sociale et économique ». Et pour cause : sur les 1 139 intérimaires présents, plus de la moitié pourrait ainsi être remerciée.

Le départ de ces intérimaires va se faire ressentir ! Ce bassin de vie a déjà subi des pertes industrielles importantes par le passé. Là, ça va porter un coup supplémentaire au niveau économique.

Fabien Gloaguen
Délégué syndical central adjoint FO Renault

Force Ouvrière attend des réponses « dans les plus brefs délais »

Même s’il a conscience qu’il s’agit d’emplois précaires, Fabien Gloaguen explique que chez Renault, il s’agit « de précarité pérenne, car les intérimaires restent des années ». « Certains sont là depuis cinq, six, voire sept ans. Ce sont des professionnels de l’automobile. Ils font partie des meubles de la SOVAB », assure-t-il.

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Désormais, le syndicat Force Ouvrière attend « dans les plus brefs délais » des réponses de la part de la direction. Sur quels critères va-t-elle notamment s’appuyer pour choisir les intérimaires qui restent et ceux qui partent ? « Il faut que ça aille vite, que les intérimaires ne soient pas dans l’incertitude et qu’il n’y ait pas de conflit entre eux. C’est le minimum, en termes de respect ! On parle quand même de 737 familles qui pourraient être touchées. De personnes qui ont des enfants à nourrir », termine-t-il.

Rien d’acté selon Renault

Joint par notre rédaction, le groupe Renault parle d’un « projet », comprendre par là que rien n’est acté. « Cela doit être confirmé au prochain CSE extraordinaire, qui se déroulera d’ici 8 à 10 jours. On demandera l’avis des syndicats ». Difficile cependant d’imaginer des syndicats favorables au départ de 737 intérimaires. « L’usine échange avec les syndicats et eux aussi ont envie de voir l’usine continuer d’être pérenne », nous répond-on.

Le groupe Renault insiste sur le fait que cette situation ne dépend pas de lui, mais « de la demande commerciale et de la situation économique ». Il espère aussi « que les commandes reviennent très vite afin de retrouver les intérimaires ».



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