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« Cette saison peut être la nôtre »



Leader incontesté de sa poule de Départemental 1, le RSG Courseulles reçoit, ce mercredi 2 avril 2025 (19h), le CS Carentan (R1) pour le compte des seizièmes de finale de la Coupe de Normandie. Entretien avec son attaquant, Yann Roussel. À 34 ans, celui-ci compte déjà dix-huit buts à son compteur toutes compétitions confondues, cette saison. « Rien n’est encore fait mais cette saison peut être la nôtre », prévient-il.

« Je suis attaché à ce club »

Yann, votre équipe a largement dominé l’ES Sannerville (0-5) en dernière journée de championnat. Que retenez-vous de ce match ?

Notre jeu a été compliqué à mettre en place du fait de l’état difficile du terrain. Ce qui ne nous a pas empêché d’être sérieux car nous savons que nous avons un objectif à aller chercher. Notre adversaire était rugueux. Il nous a bousculé, nous a posé des problèmes mais nous avons su trouver des brèches grâce à nos arguments offensifs. En Coupe de Normandie, nous avions éliminé le Muance FC. Carentan, ce sera, cette fois, un cran au-dessus.

Courseulles est large leader de son championnat et le voilà, en plus, en seizièmes de finale de la Coupe de Normandie. Avez-vous le sentiment de vivre une saison parfaite ?

Grâce, notamment, à l’arrivée de Mickael [Ménard, le président, ndlr], le club s’est reconstruit. Après tant de galères, je crois effectivement que cette saison peut être la bonne pour nous. Rien n’est encore fait mais nous sommes une équipe de copains. Notre jeu est bien huilé et je crois que, par la qualité des joueurs, du staff, des bénévoles et des dirigeants, un club comme le nôtre mérite d’être au niveau régional. Ce serait donc comme une récompense. 

D’autant que vous êtes, comme qui dirait, un « enfant du club » …

J’y suis arrivé en -15 ans jusqu’à ma première année de sénior. Je suis ensuite parti à l’US Thaon avant de créer un club avec mes amis à Luc-sur-mer. Je suis revenu au RSG Courseulles lorsque Thierry [Moreau, ndlr] en était l’entraîneur pour l’aider à se maintenir. Nous avons malheureusement été relégués au bout de la troisième année. J’aime ce club. J’y suis attaché même si toutes les saisons n’ont pas été simples. 

Avec 18 buts marqués toutes compétitions confondues, vous êtes, à 34 ans, un des grands artisans de cette réussite. On vous voit complètement épanoui au sein de cette équipe …

Si je n’ai pas pu m’entraîner ou jouer le match week-end, j’ai l’impression que ma semaine n’a pas été complète. Je suis un grand amoureux du football et rien ne pourra m’arrêter. Surtout ici. Il y a eu beaucoup de changements de joueurs sur les trois dernières années. J’ai l’impression que nous avons trouvé notre équilibre et cela donne envie de venir en séance et en match. 

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J’ai toujours travaillé de la même façon mais, maintenant, je suis plus attentif à mes échauffements. Quand le niveau ou le rythme s’élève, je le sens, bien sûr, physiquement, mais, en D1, je me sens super bien ! 

Pour vous, quel est le principal ingrédient de ce succès ?

C’est l’osmose qui se balade entre les jeunes joueurs et ceux, plus expérimentés, qui ont connu des niveaux supérieurs. Ils se sont intégrés à notre façon de jouer et de voir le foot. Ils respectent les plus anciens. Nos deux coachs, Jérémy [Ronflet, ndlr] et Dylan [Pigeon, ndlr], ont aussi apporté leur patte. Ils n’ont pas hésité à nous piquer dans notre orgueil et à montrer que personne, y compris les cadres, n’était intouchable. 

De notre correspondant Quentin Lemoine



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