
« La mission des pompiers, c’est d’aider les autres, ils ne sont pas là pour se faire insulter ni se faire cracher dessus… », grince ce jeudi 30 janvier 2025 la présidente de l’audience correctionnelle du tribunal de Saint-Nazaire.
Et pourtant… cela arrive de plus en plus fréquemment.
En son absence, une habitante de Pontchâteau (Loire-Atlantique), qui aura 43 ans en mars, a été condamnée pour de tels faits.
70 heures de travail d’intérêt général
Elle était très alcoolisée, très énervée ce 12 juillet 2024. Elle souhaitait partir et son compagnon l’en empêchait.
La voisine entendait crier, taper dans les murs. Lors de l’intervention des pompiers, elle menaçait de jeter leur matériel médical par la fenêtre.
Pour transporter la quadragénaire à l’hôpital, il a fallu le renfort d’un gendarme.
Lors de l’audience, le chef de centre a insisté sur la désorganisation des services causée par de tels agissements : « Il faut trouver du personnel, des véhicules… ».
Avant d’élever le débat :
« À l’échelon national, deux faits similaires sont enregistrés chaque jour… cela pose la question des engagements des sapeurs-pompiers volontaires. »
La Pontchâtelaine a été condamnée à soixante-dix heures de travail d’intérêt général.
En cas de non-exécution, ce serait trois mois de prison. Elle devra verser 250 € à un pompier, 300 € à un autre, verser le franc symbolique au Sdis 44 (Service départemental d’incendie et de secours de Loire-Atlantique) et rembourser ses frais de justice à hauteur de 300 €.
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