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cette athlète de Seine-et-Marne veut concourir plus haut

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Difficile de suivre sa cadence dans la rue qui mène au stade, ou même à l’intérieur du complexe sportif du stade Tauziet de Meaux (Seine-et-Marne).

En même temps, ces lieux lui sont familiers. C’est cet antre qui l’a vu éclore. C’est cette piste orangée qui l’a vu s’épanouir en athlétisme. Depuis ses 16 ans, Noémie Bellenger, 24 ans aujourd’hui, vit les choses à fond. Que ce soit les émotions, les victoires ou les mauvais résultats, elle est habitée par cette ténacité qu’a tout de suite repéré son coach Yanis Desmedt, à l’Athlétique Club du Pays de Meaux.

La jeune femme doit ce parcours… au baccalauréat. « J’ai fait onze ans d’équitation auparavant. Puis arrivée au bac, j’ai pris option  »athlétisme » pour gagner des points. Depuis, je n’ai plus jamais lâché ce sport », se remémore-t-elle.

En cette fin de saison hivernale, l’heure est au bilan avec la jeune athlète. Elle qui profite seulement d’une petite semaine de repos, elle se prépare à repartir sur les pistes de France très prochainement.

Entre médailles d’argents aux Championnats de France Nationaux en salle à Nantes en février 2025, des déceptions lors des Elites et ses objectifs, la vice-championne Noémie Bellenger dresse son analyse de ces mois de compétitions. Entretien.

Comment évaluez-vous ce début de saison 2024-2025 ?

L’été dernier, c’était une bonne période. Il y avait de la régularité dans mes courses. Ça m’a conforté dans l’idée que je suis capable de sortir de belles performances au bon moment. Depuis quelques mois, j’ai beaucoup travaillé mon endurance. C’est ce qui me manque un peu quand je cours sur du 800 m. Depuis cet hiver, on a mis un peu de côté la vitesse. C’est un travail qui a payé avec notamment une qualification aux Elites. La saison estivale de 2025 va être intéressante, car le travail fournit durant tous ces mois d’hiver va, je l’espère, payer dans les prochains mois.

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Comment avez-vous vécu cette médaille d’argent nationale ?

Comme toutes les médailles jusqu’à présent : avec plusieurs émotions qui me sont passées par la tête. Quand j’y repense, les séries à Nantes (qualifications, N.D.L.R.) se sont bien passées. Lors de la finale, on a remis les compteurs à zéro. La course s’est bien passée et j’ai su, dans le dernier 100 m, me mettre dans de bonnes dispositions pour tout donner. C’est une médaille nationale qui récompense le travail fourni. Ça motive pour la suite.

La sociétaire de l’Athlétique Club du Pays de Meaux est vice-championne de France sur le 800 m. ©Aymeric FIGUEIREDO

Pourquoi vous êtes-vous spécialisée dans le 400 et le 800 m ?

Ça s’est fait tout seul. Les entraîneurs du club se sont vite aperçus de mon endurance et de ma vélocité. Ils m’ont rapidement mis sur piste avec le 400 m. Après le Covid, on s’est lancé dans le 800 m cette fois-ci. Les résultats étaient là (sourire). Cependant, ça ne veut pas dire que je lâche le 400 m. Cette distance m’aide à me préparer pour le 800 m.

Avez-vous eu vent de vos prochains entraînements pour les prochaines semaines ?

On va voir dans les prochains jours avec le coach pour les objectifs, le travail à fournir, mais également les échéances à venir. Je pense qu’on va plus travailler la vitesse avec plus de 400 m, lors de la reprise.

Que représente la préparation mentale dans votre jeune carrière ?

C’est une partie importante de ma préparation. Le physique et le mental c’est 50-50 selon moi. Quand je suis en compétition, je dois gérer la gestion du stress, les caméras, la pression et le public, tout en gardant en tête mon objectif. Depuis quelque temps, je travaille avec une sophrologue. On travaille la confiance en soi, la visualisation avant les compétitions et comment bien la préparer. J’aurais aimé faire ce type de travail il y a quelques années.

Comment évaluez-vous votre performance au French indoor, votre dernière course à ce jour ? Peut-on parler de contre-performance avec cette 8e place ?

Je dirais que beaucoup de courses se sont enchaînées. J’ai eu la grippe aussi à cette période. Je ne sais pas si c’était la course de trop. Peut-être que je n’étais pas dedans sûrement, mais ce n’est pas une contre-performance à mon sens.

Noémie Bellenger souhaite prochainement participer aux Open de France.
Noémie Bellenger souhaite prochainement participer aux Open de France. ©Aymeric FIGUEIREDO

Quel est votre meilleur moment depuis le début de saison ?

(Réfléchit) Il y en a eu plusieurs, difficile de n’en garder qu’un ! En premier, je dirais mon stage d’athlétisme à Boulouris, près de Saint-Raphaël (Région PACA, N.D.L.R.) avec d’autres athlètes. Mais aussi, les nationaux qui m’ont beaucoup marqué. Je suis passée par toutes les émotions et c’est le sentiment de satisfaction et d’accomplissement que je retiens. Tout le travail paye et ça motive beaucoup pour la suite.

… et le pire ?

Je dirais les Élites, car c’est la grosse compétition en France. J’avais espoir de battre mon record, d’autant plus qu’en ce moment, le niveau du 800 féminin est très élevé. C’est une course qui clôture la saison hivernale. Donc finir sur un résultat mitigé, ça laisse un goût amer.

Quels sont les prochains objectifs ?

Je souhaite me qualifier pour les Open de France et la semaine d’après, pourquoi pas les Élites en 800 m. Pour cela, on va fournir un gros, gros travail à l’entraînement. Je veux être prête pour entamer cette grosse saison estivale.



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