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Cet arbitre dans un club amateur de football de la Loire-Atlantique va relever un grand défi ce samedi



Le coup de sifflet final n’a pas encore retenti pour Benjamin Gonet. Le licencié du Football Club Retz (Loire-Atlantique) est toujours qualifié en Coupe de France des arbitres et il va disputer son quart de finale ce samedi 29 mars 2025.

À 18 h 30, il va encadrer un match de D2 opposant Vallet à Nantes Mellinet, sous le regard avisé d’un observateur du Centre – Val de Loire.

Deux jours à Clairefontaine

En intégrant le top 8 de l’arbitrage amateur, Benjamin Gonet a déjà obtenu le lot qu’il convoitait en s’inscrivant à cette compétition.

« Mon objectif était d’aller à Clairefontaine pour assister à un stage élite avec les cadors de l’arbitrage français, explique cet habitant de Saint-Léger-les-Vignes âgé de 35 ans. Nous avons reçu une invitation pour les 24 et 25 avril pour une immersion totale. Le but est de prendre des conseils pour nos carrières arbitrales. Cela va aller tellement vite qu’il va falloir en profiter au maximum ! » Ce sera surtout l’occasion pour lui de rencontrer François Letexier, le numéro 1 français, dont il apprécie les prestations.

Depuis 18 années, Benjamin Gonet est engagé à faire respecter les « lois » du jeu. Lui qui n’a jamais joué au football s’épanouit pleinement dans cette discipline et compte bien progresser encore.

Pour cette Coupe de France, il a repris le rôle d’arbitre central, mais au cours de la saison, il occupe habituellement la fonction de premier assistant en Régionale 1 féminine, Régionale 2 et 3 masculine.

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D’ici deux ans, j’aimerais valider le titre d’assistant régional pour pouvoir officier en Régionale 1 et 2 masculine, voire en National 3, explique le référent du FC Retz. Cela demande de se libérer deux fois par semaine pour la formation et beaucoup de travail personnel sur le règlement et des dissertations.

Benjamin Gonet

« Humain et pédagogue »

Dernier arbitre assistant encore en lice en Coupe de France, Benjamin Gonet a démontré qu’il avait toutes les qualités pour diriger une partie.

En février 2025, lors du match de la coupe du district au Loroux-Bottereau, il a dû siffler deux penaltys et distribuer sept avertissements. « J’ai eu une bonne gestion administrative que l’observateur a remarquée, témoigne l’homme au maillot bleu. Lors du débriefing, il a mis en avant mon côté humain et pédagogue et m’a confirmé que mes décisions avaient été prises au bon moment. »

Si la connaissance du règlement est primordiale, l’aspect athlétique ne rentre pas en ligne de compte afin de mettre à égalité un arbitre de district et un autre de niveau national.

Plus de sérénité

L’expérience acquise au fil des saisons a permis à Benjamin Gonet de « se forger le caractère » et « d’aller vers les gens » plus facilement.

Ses aptitudes relationnelles avec les divers acteurs de la rencontre ont constitué un réel atout dans son parcours en Coupe de France.

Et elles lui permettent d’appréhender de manière sereine le championnat, tous les week-ends. « Sur les terrains, globalement, je trouve que cela s’améliore avec les joueurs. Maintenant, le capitaine est notre seul interlocuteur et il y a plus d’écoute, les messages passent mieux. Mais hors du terrain, l’environnement se détériore de plus en plus. Nous n’avons pas eu de faits marquants cette saison. »

« Ce n’est que du bonus »

L’arbitre du FC Retz se concentre désormais sur la rencontre de samedi.

Son « adversaire » en quart de finale, Nathan Le Guillou (Ligue Bretagne), sera supervisé de son côté le dimanche.

Benjamin Gonet sait qu’il pourra compter sur le soutien de sa famille et du président du club : « Je ne vais pas me mettre de pression inutile. Ce n’est que du bonus maintenant. Je suis impatient de donner le coup d’envoi ! J’espère qu’il y aura du jeu et que je vais pouvoir montrer ce que je sais faire. »

Benjamin Gonet n’est plus qu’à deux matchs de la finale et pourquoi pas du sacre ensuite. Récompense ultime, il pourrait alors rencontrer les arbitres de la finale de la coupe de France et bénéficier d’une expérience bord terrain au Stade de France.



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