Voici quatre choses à savoir Camille Bouquet, le père du coureur professionnel Axel Bouquet.
Il reprend le vélo
Après une pause de deux ans et demi, Camille Bouquet a été rattrapé en début d’année par le virus du cyclisme. « J’ai voulu me mettre au trail, mais je me suis vite blessé. Je suis donc remonté sur le vélo », explique le natif de Saint-Aubin-des-Préaux, près de Granville (Manche).
Si sa rétrogradation en Access 3 fait grincer quelques dents au regard de son passé d’ancien champion, Camille Bouquet se défend en évoquant son âge (45 ans) et une activité professionnelle chronophage (patron d’une société multiservices).
Ça me permet de remettre gentiment le pied à l’étrier. Mais le but est de monter rapidement de catégorie.
Il en a pris le bon chemin en s’imposant dimanche 9 mars à Beaumesnil (Calvados), où il a réglé au sprint ses six compagnons d’échappée.
Il épaule la N2 de l’ES Torigni
En désaccord avec les dirigeants du Moyon-Percy VC où il encadrait les juniors ces deux dernières années, Camille Bouquet a signé cet hiver à l’ES Torigni, la ville où il est désormais installé.
En plus d’être coureur, il apporte également son expérience auprès de la structure N2.
On n’a pas les moyens que peuvent avoir d’autres équipes, mais les coureurs compensent en y mettant du cœur. Et ça marche, on est 5e en Coupe de France !
Il a été pro
Camille Bouquet affiche l’un des plus beaux palmarès du cyclisme manchois des années 2000.
Champion de Bretagne (2001) et d’Ile-de-France chez les élites (2002), il a évolué deux saisons chez les pros, dans des équipes belges, où il a notamment côtoyé Franck Vandenbroucke et Baden Cooke.
S’il a eu la chance de participer à des grandes courses comme Paris-Roubaix (65e en 2005) ou Liège-Bastogne-Liège, le coureur formé à l’AG Orval-Coutances garde un goût amer de son expérience chez les pros. « Je n’étais pas été assez soutenu. Et j’ai été papa très jeune, c’était une vie compliquée. Je n’ai pas cherché à continuer dans ce milieu », dit-il, confessant avoir été refroidi en tombant au cœur « des grandes années de l’EPO ».
Il est à fond derrière le fiston
Fou de cyclisme, Camille Bouquet ne pouvait pas espérer mieux que de voir sa progéniture suivre la même voie.
« J’essaye de transmettre à Axel ma passion depuis qu’il a commencé, chez les benjamins. Il a le potentiel pour réussir une belle carrière chez les pros », estime-t-il, heureux d’avoir remis le couvert pour partager à l’occasion quelques sorties communes avec son champion de fiston.
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