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« C’est une catastrophe pour nous »



De la fumée, puis d’imposantes flammes ont progressivement envahi le tunnel de tir du 4e Régiment étranger de Castelnaudary, alors que des individus y étaient présents en plein entraînement, le lundi 3 mars 2025. Au lendemain de l’incendie qui a nécessité près d’une journée avant d’être maîtrisé, la Légion étrangère regrette la perte d’une infrastructure indispensable à l’instruction de ses légionnaires. Ce sont tout de même 1 000 m² de bâtiments qui sont partis en fumée malgré l’intervention rapide d’une soixantaine de sapeurs-pompiers. Le capitaine Patrice revient, pour Voix du Midi Lauragais, sur ce sinistre et ses conséquences pour le régiment.

« Fumée noire et grosses flammes »

Au matin du lundi 3 mars, un départ de feu est constaté au sein du tunnel de tir du 4e Régiment étranger. Les parois de la structure sont en béton, sans accès, rendant l’intervention des sapeurs-pompiers délicate.

Contacté par Voix du Midi Lauragais ce mardi 4 février, soit au lendemain des faits, le capitaine Patrice raconte : « Vers 8 h 20, des personnes utilisaient le tunnel de tir et ça a commencé à fumer. Ils se sont servis des extincteurs, mais ont rapidement vu que le début de feu se transformait en fumée noire et en grosses flammes. » Il poursuit : « Résultat, ça a causé d’imposantes fumées et ça a affolé tout le monde, d’autant plus qu’un vent assez fort a tout poussé vers Castelnaudary. »

Une situation revenue à la normale

Une soixantaine de sapeurs-pompiers sont intervenus tout au long de la journée pour stopper le feu. « En fin d’après-midi, il n’y avait pratiquement plus de fumée. Mais les sapeurs-pompiers ont veillé toute la nuit pour surveiller quelques points chauds qui brûlaient encore », précise le capitaine Patrice.

Il rassure : « Ici, au 4e Régiment, tout le monde était à l’abri, il n’y a pas eu de circonstances aggravantes et les pompiers sont intervenus très vite. »

« C’est quand même une catastrophe »

Le tunnel de tir venait tout juste de rouvrir à la suite d’une période de visite technique. Un événement que déplore le capitaine du 4e Régiment étranger : « C’est quand même une catastrophe pour nous, ce tunnel de tir est un outil qu’on utilise six jours sur sept. Ce qui est grave, c’est qu’avant de remettre une infrastructure comme celle-ci sur pied, ça va prendre du temps, alors qu’ici on instruit toute l’année. On n’a pas le choix, il va falloir revoir la copie et s’appuyer sur les autres régiments autour pour continuer d’enseigner. »

« On va se relever »

« On y fait aussi tirer des gendarmes, des civils et des unités extérieures, pas uniquement des personnes de chez nous. Depuis des années que je suis légionnaire, ça me blesse qu’il se passe quelque chose comme ça », souffle-t-il, précisant que le tunnel, qui date de 1984, n’avait encore jamais connu ce genre d’incident.

« On va se relever. Le régiment est touché par cet incident, mais doit dès à présent se projeter vers l’avenir pour poursuivre sa mission de formation auprès de la Légion étrangère », conclut le capitaine Patrice. Le passage d’experts en infrastructure conditionnera l’avenir de ce bâtiment pour sa remise en état.



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