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ces footballeurs de Flers témoignent

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Le mois du ramadan, central dans la culture musulmane, a débuté depuis le 1er mars 2025. Les musulmans pratiquants du monde entier ont entamé une période de jeûne d’un mois.
Au sein du club de foot de Flers (Orne), ils sont plusieurs à effectuer le ramadan. Comment ces sportifs de haut niveau concilient leur discipline avec ce moment où ils ne peuvent ni manger, ni boire, pendant la journée ? Réponses avec plusieurs joueurs de l’effectif flérien.

Une organisation différente

« C’est une organisation différente, mais sinon il y a très peu de changement. » William Dayoro, Malik Peisson et Enzo Lasne pratiquent le ramadan durant un mois et cela ne semble influencer qu’à la marge leur quotidien de sportif de haut niveau.

On se lève un peu plus tôt, vers 5 h 30. Ensuite, on mange, on prie et on se rendort. Le soir, on se réalimente normalement. Les deux sont possibles de front.

Joueurs du FC Flers

Seul petit changement lors des jours de match, la collation est sautée.

Des quantités identiques

Les intéressés ne bousculent pas leurs habitudes et voient plusieurs similitudes : « niveau hydratation, je calcule ce que je bois et c’est équivalent : trois litres par jour », témoigne Malik Peisson. « J’absorbe les mêmes quantités, mais pas au même moment de la journée. »

Ils continuent de s’entraîner de jour, malgré les contraintes alimentaires. « On a été à la salle cet après-midi, je continue de faire mes séances. »

« Les journées, je ne les vois pas passer », indique William Dayoro. « Il faut garder des activités. » Avoir les entraînements collectifs en fin d’après-midi aide également les principaux concernés.

Une réaction propre à chacun

Plusieurs facteurs permettent de mieux gérer ce mois de jeûne : la région et le calendrier. « Quand c’est en plein été, c’est différent », explique Enzo Lasne.

On vient du sud et parfois avec la chaleur, on agonisait. Là, en Normandie et au mois de mars, c’est plus supportable. La météo joue énormément.

Enzo Lasne

Les réactions du corps sont très personnelles et chacun réagit de manière individuelle. « Certains perdront énormément de poids, d’autres prennent. C’est propre à chacun. »

William Dayoro affirme « avoir perdu deux kilos depuis le début du ramadan, il y a dix jours. »

Pas de baisse de performance

Après dix jours de ramadan, les sportifs ont déjà un premier recul sur leurs sensations. Pour eux, le jeûne ne perturbe pas leurs performances. « J’étais bien dès le premier match, qui se disputait le premier jour du ramadan », certifie Malik Peisson. « Je me sentais en forme avec un gain d’énergie physique et mental. »

« Le premier jour, j’ai inscrit un but », sourit William Dayoro. « Il y a l’aspect mental qui est très présent. C’est apaisant, on est confronté à soi-même. Il y a des joueurs qui sont plus performants pendant le ramadan. »

Se retrouver soi-même

Si le premier aspect est religieux, le fait de jeûner n’est pas contraire à l’aspect sportif, selon eux. « Bien sûr, c’est la religion avant tout. C’est spirituel, on se retrouve soi-même, mais cela a été scientifiquement prouvé qu’un jeûne permet au corps de faire une mise à jour, d’éliminer les toxines… »

Ensuite, c’est aux joueurs d’exprimer ses sensations, en relation avec le staff. « Si on ne se sent pas capable et que notre vie est en danger, on est presque obligé de ne pas le faire », assurent les protagonistes. « Pour le moment, on le fait car on se sent capable. »



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