D’entrée, alors qu’il avoue ne pas écrire ses discours de vœux, Théo Pérez, maire de Bois-Guillaume, près de Rouen (Seine-Maritime), a confié éprouver « un sentiment de répétition lié aux événements et aux contextes nationaux et internationaux qui semblent se répéter. L’année qui s’achève a été difficile. C’est pourquoi, la commune joue tout son rôle. Elle est un lieu de refuge qui ne doit pas se couper de l’actualité. Ce doit être un moment de respiration, car c’est un lieu de vie avec ses moments de bonheur, de joie et de solidarité ».
Un vœu d’harmonie fiscale
Pour se projeter dans 2025, Théo Pérez a appelé à l’harmonie et à l’unité. D’abord fiscale, « sans augmentation des taux communaux des impôts, ce qui fait de la ville, avec plus de 10 000 habitants, celle dont le taux est le plus faible de la Métropole Rouen Normandie et la quatrième du Département de la Seine-Maritime ».
Développement du photovoltaïque
Le maire a constaté qu’il faudra aussi être uni pour relever le défi climatique. « Cela va demander que l’on s’adapte et évidemment que chacun en prenne conscience. Ce sera donc une année d’actions dans la rénovation de nos bâtiments, dans le développement du photovoltaïque avec des ombrières à l’Institut Rey et sur la toiture du gymnase du Mont-Fortin, qui permettront d’alimenter notre boucle d’autoconsommation collective. II y aura la végétalisation de la dernière école aux Portes de la forêt et la livraison du Cœur de ville », a énuméré Théo Pérez, constatant que le projet du Cœur de ville se traduit par « 30 % de désimperméabilisation du site, une gestion des eaux et des ruissellements et cent quinze arbres plantés. Il y aura très bientôt une journée de sensibilisation majeure sur cette thématique ».
Restaurer la confiance avec l’ultra-proximité
Pour Théo Pérez, l’année 2025 sera aussi un défi démocratique.
Nous vivons une crise de représentation. La commune a un rôle pour restaurer le lien de confiance avec son échelle de l’ultra-proximité. Nous allons continuer à travailler sur la convention citoyenne, les réunions de rue, le budget participatif et les conseils de quartier. Nous devrons aussi aller capter l’attention de la jeunesse, parfois un peu absente de nos débats, un peu trop silencieuse alors qu’elle est concernée par nos défis.
Logement : « le sens de la loi et de ce qui est juste »
L’élu a fait par ailleurs allusion à un autre défi, celui du logement, « parfois source de résistance. Mais, c’est le sens de la loi et de ce qui est juste. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire tout n’importe comment. En 2025, nous débuterons les projets de la Caisse d’Épargne, du CHU et du Crédit Agricole. Tout n’est pas parfait. Mais, nous avons essayé de poser un cadre qui fonctionne, qui s’insère et apporte des choses à Bois-Guillaume, comme de nouveaux commerces, services, espaces publics, etc. C’est une chance de pouvoir accueillir de nouveaux habitants comme nous l’avons été par ceux qui nous ont précédés. C’est la vie dans notre ville ».
Vidéoprotection et mutualisation
Enfin, le maire a posé le défi de la sécurité « auquel nous aspirons tous, une sécurité à laquelle nous avons droit. Personne ne ferme les yeux sur ce sujet. Nous allons poursuivre le déploiement de la vidéoprotection, l’aide à l’installation des systèmes d’alarmes et le renforcement des patrouilles de la Police Municipale, notamment le soir et le week-end, qui a toutefois des limites dans ses compétences. Un travail de mutualisation sera donc nécessaire avec l’État et la Police Nationale, travail que nous allons renforcer pour lutter efficacement contre les cambriolages », a conclu Théo Pérez.
Source link