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ce que disent les analyses

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La préfecture de la Haute-Garonne a donné ce vendredi 7 mars 2025 les résultats d’une visite d’inspection réalisée sur le site de l’entreprise Rentokil initial, après l’incendie survenu à Toulouse le lundi 24 février. Le point sur le dossier.


Épaisses fumées noires

Ce jour-là, un incendie avait touché un entrepôt de 1 200 m² de cette entreprise de nettoyage également spécialisée dans la dératisation, la désinsectisation et la désinfection (dits 3D). D’épaisses fumées noires s’étaient dégagées du sinistre, visibles à des kilomètres à la ronde.

Selon le compte rendu des pompiers, ce sont des produits insecticides qui ont pris feu ce jour-là, entraînant le dégagement d’épaisses fumées. Par précaution, les employés de l’entreprise avaient été évacués et ceux des entreprises limitrophes confinés.

Des inquiétudes sur la toxicité des fumées

Neuf personnes avaient été examinées par les secours, sans qu’une prise en charge plus approfondie ne soit jugée nécessaire.

Très vite, des inquiétudes quant à la toxicité des fumées de l’incendie avaient été exprimées. En fin de journée, quelques heures après le sinistre, la préfecture s’était montrée rassurante, indiquant que les premières analyses ne révélaient pas la présence de produits organophosphorés et précisaient que de nouvelles analyses étaient en cours « afin de confirmer ces premières constatations ».

Pas d’effets nocifs sur la population

Les services de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) ont réalisé une visite d’inspection sur le site de Rentokil.

Les résultats de cette inspection montrent que « les quantités de produits 3D impliquées dans la combustion ne sont pas de nature à générer un effet nocif sur la population. L’accident n’a pas eu d’effet sur les captages d’eau potable, ni sur l’environnement aquatique. »

Évacuation des déchets de l’incendie

Les inspecteurs de la Dreal ont constaté que, sur le site de Rentokil, la quantité totale de substances et mélanges dangereux était de l’ordre de 900 kilos, et donc « largement inférieure » aux seuils qui induiraient que l’entreprise Rentokil soit considérée comme une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

Pour rappel, les installations classées ICPE sont soumises à une réglementation spéciale puisqu’elles peuvent avoir des impacts sur l’environnement et présenter des dangers pour la santé et la sécurité publique. Ce n’est donc pas le cas pour l’entreprise Rentokil.

Les déchets générés par l’incendie du 24 février devront toutefois faire l’objet d’une évacuation par des filières adaptées. Le rapport d’inspection de la Dreal sera prochainement consultable sur le site géorisques.



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