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ce locataire d’un appartement HLM condamné pour avoir menacé de faire sauter son immeuble



Dans l’immeuble du 18 rue des Flots au Croisic (Loire-Atlantique), les riverains gardent en mémoire cette soirée du 18 février 2023 où un locataire de 55 ans s’est mis à crier, taper dans les murs, jeter des bouteilles par les fenêtres, projeter du white-spirit, menacer de tout faire sauter… Les gendarmes ont fait évacuer l’immeuble, avant de faire venir des renforts, la maire et les pompiers.

Profil inquiétant

Comme le quinquagénaire refusait d’ouvrir la porte, deux militaires de la BRI (brigade de recherche et d’intervention) ont pris place dans une nacelle des soldats du feu. Le locataire se montrant avec deux couteaux, ils ont fini par briser la fenêtre.

Mardi 28 janvier 2025, lors de son procès (en son absence) au tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, le profil de l’homme est apparu inquiétant.

« Certains locataires ont préféré quitter l’immeuble »

Placé dès l’âge de 13 ans, il a été accueilli dans huit foyers différents.

SDF pendant plus de dix ans, il a passé plus d’années en prison qu’en liberté, sachant que son casier porte treize condamnations.

Diagnostiqué psychoschizophrène, le prévenu n’avait pas pris son traitement depuis un certain temps et ce jour-là, il reconnaissait avoir bu une demi-bouteille de whisky-coca.

Lors de ses auditions, il répétait : « C’est pas moi, c’est l’alcool ».

Me Sylvie David a souligné les troubles causés par cet homme dans la commune et dans l’immeuble, ce qui nuit à l’image de marque de Silène, l’organisme bailleur.

L’avocate a d’ailleurs mentionné que « certains locataires ont préféré quitter l’immeuble ».

Du fait de l’hospitalisation à Heinlex aussitôt les faits et du traitement mis en place, le bail du prévenu a été renouvelé.

« Peu de souvenirs, beaucoup de regrets »

En effet, a expliqué son avocate, Me Yasmina Bouriachi, « cet homme a été hospitalisé sous contrainte, placé sous curatelle renforcée et bénéficie désormais d’un traitement approprié. Sa situation est plus que bordée, avec une semaine d’hospitalisation par mois ».

En ce qui concerne les faits, elle a déclaré :

« Il a peu de souvenirs mais beaucoup de regrets. »

Après avoir décrit la scène de cette soirée de février, « qui a quand même duré deux heures », le ministère public avait requis deux ans de prison dont la moitié avec sursis probatoire.

Le tribunal a prononcé dix-huit mois. Il a attribué 500€ de dommages et intérêts à l’un des militaires et 800€ à Silène pour ses frais d’avocat. Le second militaire de la nacelle, s’est blessé et a eu un arrêt de travail de deux mois. Toutefois, le tribunal ne lui a rien accordé, jugeant qu’il s’était blessé lors du bris de vitre.



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