
À l’occasion de l’inauguration de la zone d’accueil du commissariat central de Brest, mercredi 5 février 2025, un point a été fait sur le bilan à mi-parcours de la convention sécurité signée le 25 novembre 2021, entre l’État et la Ville de Brest, pour la période 2021-2026. Elle énonçait des engagements autour de sept axes avec des éléments concrets, comme le déploiement d’un dispositif de vidéoprotection, la création de la brigade de tranquillité urbaine, le renforcement des opérations de contrôles des deux roues…
Qu’est ce qui a changé depuis ? Les effectifs de police ont augmenté, d’après Alain Espinasse, préfet. « En septembre 2016, la circonscription de la police nationale de Brest comptait 295 agents, il y en avait 319 en septembre 2024, et un peu plus aujourd’hui. »
Il a précisé que le nombre de patrouilles quotidiennes de police secours, en journée, est de quatre à six actuellement, contre deux en fin d’année dernière.
Plus de caméras ? « Tout se discute »
Quinze points de vidéoprotection (chacune disposant de plusieurs caméras) ont été installés en ville pour la sécurisation de l’espace publique en 2023. Y en aura-t-il davantage ? « Tout se discute, nous avons prévu de faire un bilan bientôt », a répondu le préfet.
L’espace public où se déploient les agents de la brigade de tranquillité urbaine. Ils sont 20 agents actuellement. Depuis sa mise en œuvre, fin 2022, il en a coûté 1,6 million à la Ville.
Stupéfiants, plus de consommateurs sanctionnés
Autre sujet abordé, la lutte contre les stupéfiants. 80 opérations ont été conduites dans la circonscription en 2023 et 2024, dont certaines d’envergure, comme à Bellevue le 6 février 2024. 13 277 euros, 4 kg de cannabis et des armes avaient notamment été saisis.
Les consommateurs ont été plus sanctionnés, 160 amendes forfaitaires délictuelles ont été infligées en 2024, une progression de 33 %.
La consommation d’alcool peut aussi poser problème. Le périmètre d’interdiction d’en consommer va être élargi au square Laennec et à la place Guérin. Un arrêté est en cours de rédaction.
Lutte contre les violences intrafamiliales
Autre priorité de la Ville et de l’État, la lutte contre les violences intrafamiliales. Une intervenante sociale améliore désormais la prise en charge des victimes au commissariat, où du personnel a été formé sur le sujet des violences conjugales.
En lien avec cette thématique, en 2023 a été ouvert un lieu d’accueil des victimes. 800 personnes ont été reçues depuis l’ouverture.
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