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Brest, futur port d’attache de skippers de course au large ?

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Brest Terre de large, c’est quoi ?

C’est le nom d’une association créée en fin d’année 2024. Son objectif est de détecter et former les futurs skippers de la course au large.

« La rade de Brest est exceptionnelle. Elle est essentiellement exploitée par la filière nautique classique de voile légère. En ce qui concerne la course au large, nous avons eu un ou deux bateaux emblématiques, comme celui d’Olivier de Kersauson. Elle est davantage présente dans d’autres territoires, comme Port-la-Forêt ou Lorient. Or, la course au large explose, les différents centres d’entraînement référents sont parfois saturés », explique Christophe Boutet, coordinateur technique de Brest Terre de Large et ancien chef de projet d’Eric Peyron lors de l’Arkea Ultim Challenge.

Christophe Boutet et Jean-Jacques Le Borgne, respectivement coordinateur technique et président de Brest terre de large. ©Julien Saliou

Cette course a d’ailleurs été un déclic pour se lancer. « Il y avait plein de monde sur les quais, les gens ici sont passionnés. Nous avons estimé que c’était le bon moment pour nous lancer. »

Quels sont les objectifs ?

Les activités de l’association viennent de démarrer. Cette semaine, onze skippers de la classe Figaro sont en stage pour travailler la thématique du départ, en partenariat avec le pôle course au large de Lorient.

Un stage a lieu cette semaine en présence de 11 skippers, en partenariat avec le pôle course au large de Lorient.
Un stage a lieu cette semaine en présence de 11 skippers, en partenariat avec le pôle course au large de Lorient. ©Julien Saliou
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« Nous avons déjà les infrastructures pour accueillir de petites unités. Nous allons essayer de monter en puissance. Notre objectif est de démarrer notre structure permanente dès septembre 2025 et de continuer les collaborations avec d’autres. Nous souhaitons qu’un jeune Brestois qui a un projet de course au large ne soit plus obligé d’avoir son bateau à l’autre bout de la Bretagne. Il faut créer un écosystème ici. Nous serons d’abord tournés vers les classes Mini et Figaro, et nous allons travailler avec Brest en vue (entreprise publique locale de Brest métropole, N.D.L.R.) pour avoir des infrastructures capables d’accueillir des unités plus grosses à l’avenir », poursuit Christophe Boutet.

Des contacts ont été noués avec des navigateurs pour intégrer le pôle à la rentrée prochaine. « Nous espérons démarrer avec huit bateaux, nous avons déjà des gens motivés. »

Qu’en pensent les skippers brestois ?

Parmi les stagiaires présents cette semaine, deux Brestois. Adrien Simon, 32 ans, et Thomas André, 24 ans.

Adrien Simon et Thomas André, deux skippers brestois spécialisés dans la course au large.
Adrien Simon et Thomas André, deux skippers brestois spécialisés dans la course au large. ©Julien Saliou

Le premier est actuellement basé à Lorient, le second à Port-la-Forêt. « J’ai fait quinze ans ici, mais quand je suis passé au large, j’ai dû partir à Roscoff. C’est assez triste qu’il n’y ait pas d’alternative au dériveur à Brest, une ville étudiante qui peut attirer du monde », regrette Thomas André. La nouvelle structure aurait donc pu l’intéresser au départ.

Adrien Simon est lui persuadé qu’il y a une place à se faire ici, « les clubs locaux sont plein de pépites. Et Brest bénéficie d’un écosystème favorable. »



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