Il est impressionnant ! Vulcain est un des nouveaux pensionnaires du parc Pairi Daiza, en Belgique, en 2025. Mais contrairement aux nouveaux arrivants bien vivants, lui est mort depuis quelques millions d’années déjà. 150, environ. Ce squelette d’apatosaure est présenté dès l’entrée dans la Galerie des mondes, alors qu’une nouvelle expérience de visite, autour des dinosaures et créatures disparues vous attend au sein du parc.
Le plus grand squelette authentique exposé en Belgique
C’est une histoire fascinante que celle de Vulcain, dont les ossements ont voyagé au-dessus de l’Atlantique. Exposé à Pairi Daiza dès le 8 février 2025, il est actuellement « le plus grand squelette authentique de dinosaure actuellement exposé en Belgique et dans le Benelux« , appuie le parc.
« Il fait près de 21 mètres de long« , présente Marc Coucke, son propriétaire, qui a décidé de l’exposer au parc dont il est d’ailleurs co-propriétaire, à la vue des visiteurs et à disposition des chercheurs.
Ce qui est exceptionnel pour ce spécimen qui étoffe les rangs de ceux exposés en Belgique (deux autres diplodocus et un allosaure) est qu’environ 80% de son squelette est d’origine. Un fait remarquable, notamment pour ce qui concerne le crâne, très bien conservé. Une rareté pour cette espèce !
Un spécimen déterré dans le Wyoming, tout près d’un diplodocus
Vulcain a été trouvé lors de fouilles aux États-Unis, dès 2018. Trois ans de fouilles ont permis de trouver tous les éléments, reconstitués à Pairi Daiza sous l’œil avisé de Pascal Godefroid, paléontologue à l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles.
Il était dans le Wyoming aussi, lors de sa découverte : « Nous étions tout à côté avec mon équipe, on extrayait un squelette de diplodocus, et avons vu les collègues allemands faire cette belle trouvaille ! » « C’est absolument exceptionnel », souligne ce passionné, qui avoue avec une pointe d’humour avoir jalousé les heureux élus.
Un dinosaure de 45 ans, fracturé au niveau de la queue
Le spécialiste nous plonge dans un autre temps, à la rencontre de Vulcain. « Il avait vraisemblablement 45 ans et devait peser 20 tonnes. Le pauvre animal est sans doute mort d’une infection ». Pascal Godefroid évoque des traces de fractures sur le bord de sa queue, et des os en partie ressoudés. Il relate la supposition qu’une infection, mortelle, s’en est suivie.
Le spécialiste met en exergue toute la symbolique d’accueillir un tel spécimen en Belgique, dans le Hainaut, qu’il présente comme « territoire très important en matière de préhistoire ». En effet, de belles découvertes y ont été faites au 19e siècle qui, grâce à l’essor industriel.
Le chercheur souligne l’importance de la collaboration des structures publiques avec les acteurs privés. « Des iguanodons, par exemple, ont été découverts 322 mètres sous le sol, et ramenés à la surface grâce à des mineurs locaux. Les collaborations entre le public et le privé permettent de poursuivre la recherche, encore aujourd’hui. » En 2025 en tout cas, l’exposition de Vulcain offre au public de voir, d’apprendre et d’appréhender d’une manière passionnante l’histoire fascinante de ces « lézards » disparus.
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