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Avant d’affronter le PSG, Léo Yobé est sans pression et a de l’or dans les pieds

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Il est près de 14 h lorsque les boucles blondes de Léo Yobé débarquent à Fred-Aubert, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Il est au volant d’un des mini-bus revenant de l’entraînement délocalisé à Plaintel. Au Stade Briochin, pas de chauffeur privé.

On fait du mieux qu’on peut avec ses moyens. Une photo sur la pelouse où s’est déroulée les derniers exploits en coupe de France. « C’est pas une galette, hein ? », glisse Léo.

Puis, direction le foyer avec l’ensemble de l’effectif. Les joueurs ont préparé une surprise pour l’anniversaire de Guillaume Allanou, leur entraîneur.

Un garçon attachant

Après avoir trinqué, Léo est prêt à revenir sur sa carrière de footballeur. « J’ai effectué toute ma formation au Lamballe FC, de mes 5 ans à la catégorie seniors que j’ai rejoint dès mes 17 ans. En 2019, j’ai été victime d’une rupture des ligaments croisés. Je n’ai pas beaucoup joué et j’ai rejoint Saint-Malo en R1 », explique l’élément de 26 ans.

La saison suivante, le milieu de terrain intègre le groupe N2, arrête ses études et signe un contrat fédéral. « En 2021, j’ai signé à Vannes. Un an après, j’ai quitté le Morbihan pour Saint-Brieuc. »

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Partout où il est passé Léo a laissé un bon souvenir, un garçon attachant au détachement déconcertant.

J’ai gardé des copains partout où je suis passé. 

Léo Yobé, joueur du Stade Briochin

Un gars du milieu

Le Lamballais aurait pu partir ailleurs mais le destin a décidé qu’il resterait en Bretagne, proche des siens.

« Mon père est un footeux. Il a joué au Stade lamballais, en CFA 2 (de 1992 au début des années 2000, Ndlr). Sa maison de fonction se trouvait dans le stade. »  Depuis de nombreuses années, Loïc Yobé est en charge de l’entretien du complexe sportif de Penthièvre. 

Quand je finissais l’école, je me rendais sur le terrain et nous jouions au football avec mon frère.

S’il a baigné à fond dans le football, Léo ne voulait pas en faire forcément son métier.  « Je suis quelqu’un qui ne se prend pas la tête. Aujourd’hui, cela fait six ans que j’en vis. »  

Sur le terrain, il est un joueur de ballon. Il gratte, le manie avec agilité et distribue. « J’ai joué numéro 10 avant d’être repositionné relayeur à Saint-Malo. J’apprécie particulièrement ce poste parce que j’ai davantage de liberté et je peux me projeter vers l’avant. Nous nous complétons vraiment bien avec Guillaume Beghin depuis trois ans » , analyse le sportif. 

Ses modèles s’appellent Mesut Özil, Andres Iniesta ou encore Conor Gallagher, qui évolue à l’Atletico de Madrid.  « J’aime bien le championnat espagnol et son jeu léché » , sourit Léo. Il apprécie également Vitinha du PSG.

Comme on se retrouve

En 2022, Léo Yobé avait déjà croisé la route du PSG. C’était avec Vannes en 16e de finale de la coupe de France. Les Bretons s’étaient inclinés quatre buts à zéro. 

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« Marco Verratti, c’était quelque chose ! On s’était dit qu’on allait pouvoir passer devant lui étant donné sa petite taille mais il voyait tout avant tout le monde. Et puis, Kylian Mbappé a accéléré en deuxième mi-temps et a marqué un triplé. »

Si le PSG a un effectif monstrueux, le Stade Briochin, lui, a le menhir Christophe Kerbrat.  « Il nous apporte son expérience et est proche de tout le monde. Je me régale. Il a 38 ans et a un incroyable sens de l’anticipation. En dehors, nous sommes souvent ensemble. C’est quelqu’un que j’apprécie. Je me retrouve en lui parce qu’il n’a pas connu de centre de formation. Cela peut être usant d’être formaté aussi jeune. C’est sa force » , juge Léo. 

La tête froide

Face au PSG, ce sera un match de gala. Mais Léo Yobé relativise et ne perd pas de vue l’objectif principal. Signe d’une certaine maturité. « Notre quotidien, c’est le championnat. C’est le plus important. Il faut aller chercher le maintien le plus rapidement possible. »

Le Stade Briochin a fait d’ailleurs fait un grand pas vers son objectif en battant Granville 6-2 (doublés de James Le Marer et d’Artur Zakharyan, Hugo Boutsingkham et Aimeric Gomis).

« Nous sommes un vrai groupe, une équipe de copains. Tous les joueurs sont concernés, même les absents. La coupe de France, c’est avant tout une aventure humaine. » 



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