Il a beau avoir un genou qui grince, avoir du mal sur quelques exercices, Uini Atonio (68 sélections) n’en reste pas moins un monstre de courage. À presque 35 ans (il les fêtera ce mercredi 26, NDLR), le pilier droit de La Rochelle a encore une fois tenu la baraque chez les Bleus, titulaire lors des 5 matchs du Tournoi des 6 Nations 2025.
William Servat, l’entraîneur des avants du XV de France, n’a pas tari d’éloges dans un entretien accordé à Midi Olympique sur l’importance d’Atonio chez les Bleus, lui qui est sorti de sa retraite internationale après la Coupe du monde 2023.
Servat admiratif d’Atonio
« À ses débuts, on a eu un regard sévère sur ses performances, et sur l’homme qu’il était. Aujourd’hui, nous en faisons un des joueurs les plus importants de l’équipe. C’est quelqu’un qui rassure énormément les personnes autour de lui », explique Servat.
Le technicien enchaîne : « Uini n’a pas raté un seul entraînement depuis qu’il est avec nous, ni un seul entraînement sur la préparation physique de la Coupe du monde, et il a toujours le mot pour rire… ». Il est vrai que le solide gaillard est réputé pour sa joie de vivre et son côté toujours positif au sein d’une équipe.
Servat, toujours : « Uini a beaucoup donné pour l’équipe de France et, sans trahir de secret, il a parfois pris des décisions pour rester dans l’équipe que certains n’auraient pas prises… J’ai énormément de respect pour lui ». Des mots forts pour un bel hommage.
Quid de la relève
Si Atonio est toujours le titulaire indéboulonnable au poste du pilier droit, c’est pour deux raisons : son niveau sur le terrain, mais aussi une relève qui a du mal à s’affirmer. Ce n’est pas anodin s’il a été demandé à Atonio de revenir chez les Bleus à l’aube du 6 Nations 2024, alors que le Rochelais avait pris sa décision de prendre sa retraite internationale.
Servat, lui, s’est montré optimiste sur la relève : « Derrière Uini, Dorian Aldegheri a été plus qu’un finisseur et autour de lui, des joueurs comme Tevita Tatafu, Régis Montagne, Sipili Fatalea ou Georges-Henri Colombe sont dans le giron. Demba Bamba va bientôt revenir, aussi… On a la chance d’avoir des joueurs très forts et très puissants, à eux de se donner les moyens d’exister dans cette équipe ».
Reste à voir si tout ce beau monde arrivera à passer devant Atonio dans l’optique de la Coupe du monde 2027 en Australie…
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