Audrey Cordon-Ragot est invitée d’honneur de la Route Adélie de Vitré (Ille-et-Vilaine), vendredi 4 avril 2025. La jeune retraitée des pelotons et multiple championne de France s’attend à une course indécise.
Interview
Vous avez pris votre retraite à la fin de la saison 2024. Que devenez-vous ?
J’avais peur de m’ennuyer mais pas du tout (rires). J’avais monté mon entreprise depuis plusieurs mois en devançant le futur. Je suis notamment sur Eurosport en tant que consultante et je fais aussi des ateliers en entreprises où je partage mon expérience du haut niveau et d’athlète professionnelle. À partir du 15 avril, je vais accompagner de jeunes africains qui viennent s’entraîner dans le Centre-Bretagne dans le cadre du Centre mondial de cyclisme. Ils préparent le Championnat du monde de cyclisme qui aura lieu à Kigali au Rwanda. C’est une belle opportunité et j’ai hâte de travailler avec eux.
Quelle image avez-vous de La Route Adélie ?
C’est une course que je connais depuis que j’ai commencé le vélo. De grands champions l’ont gagnée et tous les ans, c’est assez indécis. On a des arrivées en solo ou au sprint. Les conditions sont aussi pour beaucoup. C’est une belle épreuve que chaque coureur français veut accrocher à son palmarès.
Vous êtes invitée d’honneur. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
J’étais contente, car j’ai toujours envie d’apporter une touche féminine et de pourquoi pas motiver les organisateurs à créer une course féminine. Si je peux leur apporter des réponses. Ce n’est que du plus. Après, je sais que c’est compliqué d’organiser une course avec les contraintes imposées aux organisateurs. Le vélo féminin est un sport dans lequel il fait bon d’investir dans le sens où on investit moins que dans le vélo masculin pour des retombées supérieures ou égales.
Quels sont les favoris de cette 29e édition ?
Côté français, je pense à Émilien Jeannière (TotalEnergies) qui a déjà fait des podiums notamment en Belgique. Paul Penhoët (Groupama-FDJ) est un sprinteur prometteur. Il y a des incontournables comme Bryan Coquard (Cofidis) ou Anthony Turgis (TotalEnergies). Et puis, il y a des jeunes Bretons qu’on a envie de voir comme Ewen Costiou (Arkea-B&B Hotels). Je pense qu’il a envie de briller en Coupe de France. Enfin, on peut compter sur des étrangers qu’on ne voit pas venir et qui marquent des points. En 2023, le Norvégien Fredrik Dversnes s’était imposé et en 2024, c’était le Belge Jenthe Biermans.
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