Un jeune homme de 22 ans a été jugé par le tribunal du Mans (Sarthe) jeudi 6 mars 2025 pour sa participation aux violences urbaines qui ont éclaté au Mans en juin 2023 après la mort de Nahel à Nanterre.
Il a reconnu avoir lancé des projectiles
Il a admis avoir pris part aux émeutes aux côtés d’une dizaine d’autres individus. Il a reconnu avoir lancé des projectiles, participé aux incendies qui ont ravagé La Poste et le commissariat, brisé une vitre d’un arrêt de tramway et volé des articles dans une supérette.
Sur les 35 vidéos retrouvées sur son téléphone, on l’entend même s’écrier « chef-d’œuvre » en voyant La Poste s’embraser. Pourtant, face aux juges, il assure ne pas avoir réfléchi et parle d’un simple « délire de jeune », sans réelle intention destructrice.
« Un simple suiveur »
Interrogé sur son rôle dans les violences, il s’est défini comme un simple « suiveur ». Mais la procureure de la République a exprimé son scepticisme face à ce discours, doutant de sa prise de conscience. « Qui paye les dégâts ? L’État, les citoyens qui cotisent… « , a-t-elle rappelé, insistant sur les conséquences graves de ces actes.
L’homme a été condamné à deux ans de prison, avec un sursis probatoire.
Un second accusé relaxé
Un autre prévenu, un trentenaire sans domicile fixe, était également jugé dans cette affaire.
Son ADN avait été retrouvé dans les locaux incendiés de La Poste. Son avocat a plaidé la relaxe, expliquant que son client, sous l’emprise de l’alcool, s’était simplement introduit dans le bâtiment pour faire ses besoins. Le tribunal a retenu cette version et l’a acquitté.
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