Écarté des terrains et arrêté depuis le mois d’octobre en raison de commotions cérébrales à répétition, Paul Willemse n’est toujours pas certain de pouvoir rejouer au rugby un jour après une saison 2023-2024 cauchemardesque. Il sort du silence dans une interview accordé à Midi Olympique et donne de ses nouvelles.
Paul Willemse sort du silence au sujet de son avenir
Au début de la saison, c’est un Paul Willemse relativement optimiste qu’Actu Rugby était allé rencontrer à Montpellier. S’il n’était à l’époque pas encore certain de la date de son retour, celui-ci ne faisait alors pas de doute. Les Bleus étaient même encore dans un coin de sa tête, avant qu’il ne subisse une nouvelle commotion cérébrale pour son second match avec le MHR.
« Ces commotions sont la chose la plus grave qui me soit arrivée, et ça m’a fait réfléchir à beaucoup de choses pour cette année, sans penser deux ou trois ans dans le futur. Je dois redémarrer par petites étapes pour m’assurer de bien me sentir dans les contacts, de ne plus avoir de symptômes. Là, on a eu un entretien avec le staff ici au sujet de mes objectifs et je leur ai dit que la première chose c’est que je veux reprendre confiance. J’ai besoin d’enchaîner quatre ou cinq matchs, voir comment la machine se remet à rouler. Après ça, je pourrai porter mon regard vers un autre objectif (le XV de France, ndlr) », nous avait-il confié.
Depuis, le doute s’est forcément installé davantage, comme il l’explique à Midi Olympique : « Je suis arrêté jusqu’en avril. C’est un peu compliqué et c’est frustrant car je suis entre les mains des spécialistes, j’entends plein de conseils de tous les côtés… En attendant, je me repose et j’essaye de garder les idées claires pour étudier toutes les options. Ce n’est pas ce qui m’est arrivé de mieux d’avoir ce genre de discussions. »
De l’espoir, toujours
Solide sur le terrain, Paul Willemse essaie de le rester psychologiquement. S’appuyant sur sa foi, mais aussi sur son optimisme naturel.
« Bien sûr, j’ai encore espoir. Le rugby a été un des premiers amours de ma vie. C’était un rêve de gamin. Et quand tu rêves, tu ne veux pas que la fin arrive. Je veux le prolonger le plus longtemps possible. Pour l’heure, j’attends d’avoir les informations des professionnels pour faire le meilleur choix », annonce-t-il.
Le meilleur choix pour sa santé surtout. Car même si Montpellier aimerait compter sur lui encore quelques saisons, sa famille aimerait pour sa part compter sur lui pour quelques décennies.
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