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après les attaques de Bruno Retailleau, le syndicat de la Magistrature réplique



« La très grande majorité des magistrats en France observe une neutralité, mais il y a parfois des organisations syndicales… Notamment une, qui s’est fait connaître avec le Mur des cons (…) C’était le Syndicat de la magistrature, qui a participé à la Fête de l’Humanité. »

Invité jeudi 3 avril de l’émission politique l’Événement sur France 2, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau s’en est pris frontalement au syndicat de la magistrature. Ce dernier répond au premier flic de France ce vendredi.

Le « mur des cons », qu’est-ce que c’est ?

En 2013, un panneau intitulé « mur des cons » avec des photographies de personnalités politiques de droite, magistrats, journalistes et aussi parents de victimes de crimes avait été découvert dans les locaux du syndicat. L’ancienne présidente du SM a été condamnée pour « injure publique » dans le cadre de cette affaire.

Des « raccourcis » « mensongers » et « dangereux »

« Plutôt que de rappeler les garanties associées à notre système judiciaire, le ministre a choisi de tenir un discours volontairement ambigu, visant à créer une confusion dans les esprits entre les règles déontologiques s’appliquant aux magistrat·es quand ils ou elles rendent la justice, et les contours de la liberté syndicale », écrit le Syndicat de la magistrature dans un communiqué.

De tels raccourcis sont mensongers mais aussi dangereux à deux égards.

Syndicat de la Magistrature.

Le syndicat poursuit, estimant que cette « désinformation » favorisait « la défiance vis-à-vis de décisions rendues par des juges qui appliquent la loi telle que votée par le Parlement ».

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Silence radio du Garde des Sceaux

« D’autre part, cette confusion savamment orchestrée revient à remettre en cause la liberté syndicale » des magistrats, poursuit le syndicat, qui rappelle que « les positions d’un syndicat, quel qu’il soit, n’engagent jamais personnellement les magistrats ni l’autorité judiciaire, qu’ils y adhèrent individuellement ou non ».

Le syndicat, classé à gauche, a également appelé son ministre de tutelle, Gérald Darmanin, Garde des Sceaux, « à défendre la liberté d’expression » et sa « légitimité » de syndicat.

Sollicité par l’AFP, l’entourage du garde des Sceaux n’a pas souhaité faire de commentaire.

Avec AFP.



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