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après le départ forcé d’un élu de la majorité, la mairie dépose une plainte

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Dans la salle du conseil municipal de Melun (Seine-et-Marne), l’émotion est palpable depuis que les soupçons de corruption à l’encontre d’un élu ont été révélés. Plusieurs voix d’opposition ont interpellé le premier adjoint au maire, désireuses d’obtenir des éclaircissements sur la démission et la mise en cause de l’ancien adjoint à la communication, Christopher Domba.

L’ombre d’un scandale

Dans sa prise de parole, Céline Gillier, élue d’opposition PS, a rappelé la responsabilité morale et politique qui pèse sur l’ensemble du conseil. Elle a déclaré :  » C’est avec une profonde gravité que je prends aujourd’hui la parole. Gravité face à une situation qui jette l’ombre de la corruption sur notre ville. « 

À ses yeux, ce scandale dépasse la seule question d’un homme : il met en lumière la fragilité de la démocratie locale et la nécessité de garantir une totale intégrité des élus.

Les accusations qui viseraient l’ancien adjoint portent en effet sur des sommes perçues en échange de la promesse d’un logement social, sans que les demandeurs obtiennent finalement satisfaction. Une affaire décrite par plusieurs conseillers comme un coup porté à la confiance que les habitants placent dans leurs représentants.

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Céline Gillier a insisté sur la nécessité d’une transparence renforcée, soulignant que la démission exigée par le maire ne saurait être  » un acte suffisant en soi  » et réclamant des mesures concrètes, dont la mise en place d’une charte locale d’intégrité.

Une plainte déposée au parquet

Face à ces interpellations, le premier adjoint, Henri Mellier, a exprimé son profond désarroi et confirmé que la municipalité a agi :  » Je vous annonce qu’aujourd’hui même, le maire, au nom de la ville de Melun, a déposé plainte. Elle est désormais entre les mains du procureur de la République. « 

Cette démarche prolonge un signalement effectué en décembre dernier auprès des autorités judiciaires, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale. Selon Henri Mellier, la Ville souhaite ainsi faire valoir son droit à réclamer réparation pour le préjudice moral et institutionnel subi, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la probité.

« Nous ne sommes pas des juges, nous ne sommes pas des procureurs, et donc nous n’avons pas à nous immiscer dans la procédure qui, croyez-moi, a été prise au sérieux », assure Henri Mellier, qui, tout en rappelant la notion de la présomption d’innocence, évoque une possible  » corruption active ou passive « .

Il assure que l’équipe en place avait ressenti  » un véritable dégoût  » face à une  » trahison  » aux dépens de toute la majorité municipale.

D’autres préoccupations sont remontées. Cécile Prim, élue d’opposition LFI rappelait les soupçons d’irrégularités qui auraient déjà pesé sur Christopher Domba en 2022, lors de son bref passage en tant que candidat à une élection législative.

Cependant, selon Henri Mellier, ces rumeurs n’ont pas fait l’objet d’une enquête judiciaire et ne relevaient pas à l’époque du champ municipal.

Reste à savoir si cette volonté commune suffira à rassurer des administrés échaudés par un scandale qui, selon Mellier,  » ne concerne pas directement la ville, mais qui atteint son image.  » Tous espèrent désormais un dénouement rapide afin de réaffirmer la crédibilité des élus locaux.



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