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Après Damien Carême, une autre Nordiste vent debout contre les propos de Bruno Retailleau

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C’est une affaire à rebondissement. Acte 1 : une émission sur LCI avec comme invité Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, interrogé principalement sur l’immigration et la sécurité. Acte 2 : Damien Carême, député européen nordiste, saisit la procureure de Paris pour propos incitant à la haine raciale. Acte 3 : Mélissa Camara, conseillère municipale à Lille, fait de même !

Après Damien Carême, une élue de Lille saisit la procureure suite aux propos de Bruno Retailleau

Le 6 février 2025, dans l’émission “Face aux Français” sur la chaîne LCI, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur déclarait : « Vous avez un exemple incroyable d’une société, sur un petit territoire, d’une société totalement déséquilibrée par les flux migratoires. Or, ce sont des musulmans, ils sont noirs, c’est simplement qu’aucune société, quelle que soit la culture, ne peut supporter une proportion où il y a, comme le disait le Premier ministre, une submersion. »

Le député européen, ex-maire de Grande-Synthe pendant 15 ans, Damien Carême, a saisi la procureure de la République pour « incitation à la haine, à la discrimination et à la violence racistes ».

Et il n’est pas le seul ! Mélissa Camara, députée européenne et élue locale à Lille, a fait de même !

Elle estime que les propos du ministre constituent « une provocation à la discrimination raciale, au sens de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 qui interdit toute provocation à la discrimination ».

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Elle a donc saisi à son tour la procureure de la République à Paris et espère des sanctions.

En établissant un lien direct entre l’origine ethnique et religieuse supposée des personnes évoquées et un hypothétique “déséquilibre de la société”, l’auteur de ces propos introduit un critère racial et un critère religieux dans un discours, et présente les personnes ciblées comme une menace supposée pour la société. Ce type de déclaration contribue à justifier des distinctions fondées sur la couleur de peau et sur la religion, ce qui constitue une incitation à la discrimination et alimente des représentations dangereuses pour la cohésion sociale.

Communiqué de Mélissa Carama, conseillère municipale à Lille.

Des condamnations précédentes sur le même argument

Elle se réfère à des précédents, où des hommes publics ont été condamnés, comme Eric Zemmour en 2011, par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir déclaré que “la plupart des trafiquants sont noirs et arabes”, et Jean-Marie Le Pen le 2 avril 1998 par le tribunal correctionnel de Versailles pour avoir dit “25 millions de musulmans ce ne serait plus la France”.

« Des propos stigmatisant des groupes spécifiques en raison de leur origine ethnique ou religieuse, et les présentant comme une menace pour la société, sont susceptibles de constituer une provocation à la discrimination raciale. Ces décisions judiciaires confortent le caractère illicite des propos de Monsieur Retailleau précédemment cités et la possibilité de décisions judiciaires à son encontre ».



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