Sa participation à la dernière édition du 10 km entre Plogonnec (Finistère) et Quimper n’est pas passée inaperçue.
Antoine Nhan a fait l’objet d’un article de presse dans Le Télégramme. « Après ça, j’ai reçu plein de messages bienveillants. C’est agréable mais je n’ai pas accompli un exploit. Je suis juste un passionné de course à pied qui cherche à se dépasser. Comme tous les autres coureurs », confie le jeune homme de 28 ans.
Un féru de sports
Il souffre pourtant d’une infirmité motrice cérébrale qui se traduit par une absence de force dans tout le côté droit. Pour autant, son handicap ne freine pas sa motivation.
Plus jeune, Antoine Nhan a pratiqué le judo et le foot handisport.
Quand je suis devenu papa, j’ai mis le sport de côté pour me consacrer à ma fille Valentine. Je me suis mis à la course à pied, il y a un an et demi car cette activité est simple à mettre en œuvre. J’enfile une paire de baskets et je peux y aller.
Première course chez les valides à Concarneau
Sa compagne Audrey confie : « Il n’abuse pas. Il s’entraîne deux fois par semaine souvent pendant les siestes de notre fille. » Antoine Nhan travaille à l’Esat de l’Odet, à Quimper.
En septembre 2024, il a fait les Foulées bleues à Concarneau. C’était sa première course chez les valides.
C’était une façon de montrer que c’est possible. Et même si je ne cours pas très droit, j’ai parcouru les 6 km comme tout le monde.
Il a mis un peu moins d’une heure. La performance est secondaire, on l’a compris. « Mon but, c’est de faire changer le regard sur le handicap », martèle Antoine Nhan.
Il n’est licencié dans aucun club mais peut compter sur sa famille. « Mes frères Martin et Simon, mes sœurs Alizée et Auriane sont à fond derrière moi. Tous m’encouragent à poursuivre dans cette voie. » Nous aussi.
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