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Anne Hidalgo vent debout contre la réforme du scrutin des municipales à Paris



Elle a annoncé qu’elle ne se représenterait pas aux élections municipales de 2026, cela ne l’empêche pourtant pas de réagir à la réforme souhaitée par François Bayrou et le camp macroniste du scrutin à Paris. « Vouloir changer les règles à moins d’un an du scrutin est du tripatouillage, a commenté Anne Hidalgo auprès de l’AFP.  La macronie cherche à casser un système qui fonctionne car ils n’ont pas réussi à gagner les fois d’avant ». 

Elire le maire de Paris au suffrage universel direct

La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a assuré mercredi 5 février que la réforme du scrutin serait examinée au Parlement « au mois de mars au plus tard ». Il s’agit d’élire le maire de Paris, Lyon et Marseille au suffrage universel direct et non plus par arrondissements ou par secteurs comme c’était le cas jusqu’à maintenant.

« Pour le Premier ministre, l’idée qu’une voix est égale à une voix (…) et compte de la même façon paraît être d’une justice démocratique absolue », a déclaré Sophie Primas lors de son compte-rendu du conseil des ministres, tablant sur un début d’examen parlementaire « au mois de mars au plus tard ». François Bayrou « pense que c’est un sujet d’équité démocratique », a-t-elle insisté.

Le Premier ministre a reçu lundi les députés Renaissance de Paris Sylvain Maillard et David Amiel, qui avaient déposé une proposition de loi en ce sens avec leurs collègues Olivia Grégoire et Jean Laussucq, tous quatre élus macronistes de la capitale.

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Selon plusieurs sources proches du dossier mardi, une des pistes envisagées était l’inscription d’une proposition de loi, voire d’un projet de loi, lors de la « semaine du gouvernement » à l’Assemblée nationale le 17 mars.

La proposition de loi Amiel-Maillard « va servir de support à l’évolution de ce mode de scrutin », a précisé Sophie Primas, assurant que le gouvernement souhaite « le faire dans un délai qui soit d’un an avant les élections municipales de mars 2026 » pour être « plus respectueux des calendriers démocratiques ».

Les LR également critiques

Le Premier ministre a reçu le maire de Marseille Benoît Payan vendredi, puis le maire de Lyon Grégory Doucet à midi.

La maire de Paris  a fait savoir qu’elle n’avait pas été conviée.

Les élus LR de Paris ont également critiqué cette intention, craignant dans un communiqué transmis à l’AFP « le risque de décisions expéditives ». « Vouloir éviter un scénario improbable – et qui ne s’est jamais produit – où un maire de Paris serait élu avec moins de voix que son adversaire, ne justifie en rien l’instauration d’un Conseil de Paris centralisé gouvernant seul, au détriment des mairies d’arrondissement », ont-ils argumenté.

Ils ont demandé à être également reçus par François Bayrou.



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