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Amoureux de la psy de son fils, il s’introduit chez elle pour la séduire



Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) était amené, mardi 25 février, à étudier le cas délicat d’un quarantenaire dont la santé mentale peut prêter à confusion.

En effet, si les deux expertises psychiatriques dont il a fait l’objet concluent à une absence de maladie entrainant une abolition ou une altération de son discernement, une consommation excessive d’alcool le met dans un état second.

5 jours d’ITT pour deux fonctionnaires de la BAC

Le 15 septembre dernier, c’est un équipage de la Bac de Saint-Brieuc qui en a fait les frais. Deux des agents ont bénéficié de cinq jours d’ITT (Incapacité Totale de Travail) à la suite de cette interpellation mouvementée.

Cette nuit-là, alors que les agents procèdent à une interpellation place du Martray, un véhicule arrive à vive allure. Il réalise des dérapages, avec une musique au niveau sonore élevé.

Les policiers décident immédiatement de mettre fin à ces agissements. L’homme tente de prendre la fuite d’abord en voiture, puis à pied. Il profère des menaces de mort.

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Il tente de désarmer la policière

Il n’en reste pas là et s’oppose à son interpellation. Il refuse également les contrôles relatifs à l’alcool et aux stupéfiants. Les noms d’oiseaux et les coups pleuvent. L’homme tente même de se saisir de l’arme de service d’une policière.

Le lendemain, lorsque les enquêteurs lui montrent les images de vidéoprotection de la ville, l’homme de 45 ans a du mal à reconnaître qu’il a pu agir de la sorte. « J’ai imaginé voir quelqu’un d’autre », déclare-t-il.

Des excuses pour les victimes

A la barre du tribunal, l’homme tient à renouveler ses excuses à l’égard des forces de l’ordre. « Je n’étais pas moi-même ce jour-là. »

Mais cette affaire ne s’arrête pas là. Trois semaines plus tard, il est retrouvé dans le domicile de la psychologue qui suit son fils depuis quelques temps.

Il y est entré en l’absence de tout occupant, a priori sans effraction, par la porte du garage.

Amoureux de la psychologue de son fils

Ressentant des sentiments pour cette praticienne, il voulait ranger la maison, préparer à manger, faire du ménage.

En réalité, à son retour, la victime constate que tous les meubles ont été fouillés. L’homme s’est également servi dans le réfrigérateur afin de s’alimenter.

La victime était présente à l’audience. Elle prépare son déménagement parce qu’elle ne se sent plus en sécurité chez elle.

Une peine d’emprisonnement avec sursis requise

Le Ministère public, qui s’interroge quant à la santé mentale du prévenu, précise que la consommation massive d’alcool lui fait faire n’importe quoi. Ce magistrat requiert une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis.

Après en avoir délibéré, le prévenu est condamné à dix mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec obligations de soins, d’indemniser les victimes (850 euros à chacun des deux policiers et 300 euros à la psychologue).

Il a également interdiction de fréquenter les débits de boissons et d’entrer en contact avec la psychologue, victime de la violation de domicile pour une durée de trois ans.

Enfin, son permis de conduire est suspendu pour une durée de six mois.



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