« Le référendum est une issue. » Dans un entretien au Figaro, le Premier ministre François Bayrou a indiqué être prêt à soumettre la réforme des retraites au vote, s’il y a une « situation de blocage ».
Comprendre, si les négociations entre partenaires sociaux échouent. Ces dernières n’ont débuté que cet après-midi.
FO claque déjà la porte des négociations
Et débuté en grande pompe avec le départ de Force Ouvrière (FO) qui dénonce une « mascarade ». Ce soir, Matignon a voulu faire un pas vers le syndicat.
La place de FO reste évidemment à la table, s’ils souhaitent y revenir
La confédération syndicale a quitté les concertations en raison notamment d’une nouvelle demande du Premier ministre François Bayrou de rétablir l’équilibre du système en 2030.
Cette demande a été faite « par esprit de responsabilité », a fait valoir Matignon, car la Cour des comptes « a montré que non seulement le système était déjà en déséquilibre grave en 2025, mais que celui-ci se creusait très rapidement dans les années qui viennent ».
Rester au système antérieur… ou pas
Le « conclave », qui est censé durer trois mois, démarre donc sur les chapeaux de roue. Les positions des syndicats et du patronat sur la réforme des retraites étaient à l’opposé après la première journée de négociation.
Le Premier ministre réaffirme que « si personne ne se met d’accord (…) on en restera au système antérieur, défini en 2023 ».
Mais il n’exclut pas de recourir au référendum « si nous étions un jour en situation de blocage ».
J’ai toujours dit que lorsque des questions sont bloquées, lorsqu’il n’y a pas de résolution possible, le référendum est une issue.
Beaucoup de suggestions
En tout cas, François Bayrou « refuse d’envisager la baisse des pensions » car « l’accepter, ce serait rendre impossible la réforme ». « La retraite, disait-on autrefois, est un salaire différé. Je fais droit à cette approche ».
Il « ne pense pas » non plus qu’un système de retraite à points, comme ébauché par le gouvernement d’Édouard Philippe, « sera la solution adoptée, car elle est très exigeante ».
« Mais elle offrait trois avantages auxquels on peut réfléchir », suggère le chef du gouvernement : « l’équilibre financier nécessaire du système, le choix plus individuel du départ en retraite, et la responsabilité donnée aux partenaires sociaux de gérer le système, du moins dans le privé ».
Interrogé pour savoir s’il faut intégrer une dose de capitalisation au système français par répartition, il répond que « la plupart des organisations ne l’écartent plus ».
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Premier ministre ne suit pas les conseils de l’ancien président François Hollande.
Interrogé au salon de l’Agriculture sur les négociations en cours, celui-ci conseillait au Premier ministre de rester silencieux. C’est loupé.
Avec AFP.
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