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alcoolisé, il gifle violemment un septuagénaire sans raison



Un jour d’août 2024, trois amis retraités décident de partager un bon moment autour d’un repas à Chelles (Seine-et-Marne). Alors qu’ils se dirigent vers leur restaurant à pied, un individu surgit. Tout en hurlant : « Pourquoi tu parles avec lui ? », il inflige une gifle magistrale à Alain. Pour l’homme âgé de 72 ans, le choc est rude, difficile à encaisser.

Alerté, le commissariat dépêche une patrouille qui arrive trop tard. L’agresseur vient de quitter les lieux. À l’aide de la description physique et vestimentaire fournie par les deux compagnons de la victime, les policiers entreprennent immédiatement une recherche dans le secteur et réussissent très vite à le repérer. Mais au moment de l’appréhender, Sébastien ne se montre pas coopératif. Alors, le menottage devient inévitable.

Un policier agressé à son tour

Une fois arrivé au poste de police, Sébastien profite du retrait des menottes pour asséner un coup de tête à l’agent, lui occasionnant une plaie au front. Au début de sa garde à vue, il refuse tout contrôle d’alcoolémie mais quand il finit par accepter, quelques heures plus tard, il est positif avec 0,44 gramme par litre de sang.

Deux plaintes viennent alors alourdir le casier judiciaire du délinquant déjà bien connu de la justice avec six condamnations. Examinés par le médecin de l’Unité médico-judiciaire (UMJ), Alain se voit accorder cinq jours d’incapacité totale de travail (ITT) et le policier un jour.

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Absent du procès

Jeudi 27 février, Sébastien a été jugé bien qu’absent au tribunal correctionnel de Meaux. Faute de débat contradictoire, d’explications sur les raisons de son geste au-delà de l’alcoolisation, son dossier a été évoqué rapidement et seul le délit a été pris en considération.

Le procureur de la République a requis six mois de prison ferme sans possibilité d’aménagement, en précisant que d’autres peines allaient très prochainement être mises à exécution. Il a écarté le sursis probatoire sur la base de plusieurs considérations : la vulnérabilité de la victime, le parcours du prévenu, le doute sur sa volonté et sa capacité à respecter des interdictions et obligations imposées par la justice alors qu’il ne daigne pas répondre à une convocation officielle.

Le juge a suivi le ministère public et entériné ses réquisitions.



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