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Agrikolis implantée à Roubaix, séduira-t-elle le jury ?

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Avec l’explosion des plateformes d’e-commerce, la livraison en point relais s’est généralisée. Pour le consommateur, c’est une option souvent moins coûteuse et plus pratique, puisqu’il reste libre de réceptionner son colis quand ça l’arrange. Pour le commerçant, c’est une façon comme une autre d’attirer de nouveaux clients et, disons-le franchement, de mettre un peu de beurre dans les épinards grâce à la commission qu’ils perçoivent en contrepartie de ce service rendu. Seulement voilà, cette option, on ne peut pas vraiment y avoir recours lorsqu’il s’agit d’objets plus volumineux comme du mobilier ou de l’électroménager. Deux Nordistes, ont trouvé une alternative, qu’ils présenteront dans « Qui veut être mon associé ? » de retour sur M6 ce mercredi 5 février.

La ferme comme point de livraison

Il n’y pas d’endroits où faire patienter les objets imposants, servant à décorer ou équiper la maison, par exemple. Les locaux de nos commerçants en ville n’ayant pas vraiment la superficie adéquate. C’est en partant de ce constat que Guillaume Belissent et Cédric Guyot, Nordistes d’adoption, ont eu l’idée de développer une autre forme de point relais : à la ferme.

Les deux amis, devenus associés, ont d’abord été collègues pendant cinq ans chez Cerland (ex-Forest Style), spécialiste du mobilier de jardin à Wambrechies (Nord). « On était souvent confrontés à des commandes volumineuses et trouvait dommage de ne pas pouvoir proposer une solution de relais pour les gros colis », se souviennent-ils. Entrepreneurs dans l’âme, cette solution, ils finissent par la concevoir eux-mêmes en lançant en 2019, Agrikolis.

L’idée : vous faire livrer vos colis les plus imposants chez l’agriculteur le plus proche de chez vous. « C’est une solution économique et flexible pour le consommateur. Et pour l’agriculteur, c’est une façon de percevoir un complément de revenu », argumente Cédric Guyot.

Un complément de revenus et du lien social en prime

Si les deux associés ont choisi ce corps de métier, ce n’est pas par hasard. « L’avantage, c’est qu’ils disposent déjà souvent de tout le matériel nécessaire pour réceptionner des cargaisons volumineuses. Ils ont aussi de gros espaces de stockage. Mais il n’y a pas que ça. On avait vraiment envie de tendre la main à ces hommes et ces femmes qui sont souvent là au service des autres, mais qui eux sont en grande difficulté toute l’année. Bien qu’on ne soit pas directement issus du monde agricole, ça nous touche… »

D’autant qu’au-delà de l’apport financier, le point-relais permet à de nombreux agriculteurs de créer du lien social. « Certains nous ont dit qu’on avait remis du sourire dans leur ferme. On n’avait pas imaginé que ça pouvait être si important pour eux. »

En moyenne, les agriculteurs qui acceptent le partenariat avec Agrikolis perçoivent autour de 5 euros par colis réceptionné. Pour devenir ferme-relais, il est demandé aux intéressés :

  • d’être équipé au minimum d’un espace fermé d’une superficie entre 50 et 100 m²,
  • de disposer d’un accès pour les semi-remorques,
  • d’être doté d’un moyen de déchargement (type tracteur fourche, chariot élévateur, chariot télescopique).

Depuis son lancement, Agrikolis, peut se targuer d’avoir reversé plus de 4 millions d’euros aux agriculteurs qui leur ont fait confiance. L’entreprise tourne actuellement avec 300 fermes-relais dispersées sur le territoire métropolitain, avec des partenaires économiques aussi costauds que Cdiscount, Butagaz (pour le pellet) ou Vente Unique. Bref les affaires tournent bien chez Agrikolis, alors pourquoi l’équipe a-t-elle postulé au programme d’M6, « Qui veut être mon associé ? »

La télé pour « mobiliser les entreprises du Nord »

« On a besoin d’un coup de pouce financier pour assurer nos coûts de communication, de déplacement. D’autant que nous n’avons que 4 salariés. Mais enfin, plus que l’argent, participer à ce programme nous permettra, on l’espère, de mobiliser les entreprises du Nord. Il y a énormément de sièges sociaux par ici et nous, pour que ça continue de tourner, il nous faut des colis ! On a besoin que les comités de direction s’engagent ! »

Dans les coulisses de l’émission…

Si le tournage de l’émission de mercredi a été mis en boîte en octobre dernier, le processus de recrutement a débuté bien avant. Guillaume et Cédric ont envoyé leur candidature au printemps 2024. « C’est vraiment compliqué d’arriver sur le plateau ! On nous demande de pitcher plusieurs fois notre projet, de faire le point sur le développement de l’activité… On a des coachs pour apprendre à se présenter. Et puis malgré tout ça, on n’a aucune garantie de passer à la télé ! Quant au jury, on ne le rencontre vraiment qu’au tout dernier moment, pas avant ! Mais malgré son exigence, l’équipe est super bienveillante. En tout cas, on a beaucoup appris de cette expérience. Et cette émission aura été une belle façon de nous remettre en question. »

Concrètement, Cédric et Guillaume veulent encourager les grandes enseignes à ajouter l’option « livraison avec Agrikolis » lors de la validation d’une commande en ligne. Si le process semble simple à mettre en œuvre, il y a en réalité toute une réorganisation à revoir en interne pour les entreprises concernées, ce qui peut expliquer certaines réserves. « On sait qu’on répond aux besoins des consommateurs qui vivent dans les secteurs ruraux et périurbains. Maintenant, on attend un déclic de leur part. »

Ce mercredi 5 février, le binôme disposera d’1m30 pour convaincre le jury… et au-delà.

« Qui veut être mon associé ? » – Saison 5, à partir de ce mercredi 5 février 2025 à 21 h 15 sur M6.



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