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Agressions en série, personnel frappé… Que se passe-t-il au lycée Maria-Deraismes à Paris ?



Une semaine marquée par des violences. Mardi 1ᵉʳ avril 2025, les enseignants du lycée Maria-Deraismes à Paris ont annoncé faire valoir leur droit de retrait. En cause, une série d’agressions et d’affrontements au sein de l’établissement situé dans le 17ᵉ arrondissement. Les professeurs dénoncent de mauvaises conditions de travail et des classes surchargées.

Intrusion dans le lycée et personnel agressé

Du 24 au 28 mars 2025, la vie du lycée situé près de la porte de Saint-Ouen a été émaillée de graves incidents. Le lundi, un homme s’est introduit dans l’établissement et a agressé un élève, qui a perdu connaissance. Lors de la rixe, une autre élève a aussi frappé une surveillante. « Le même jour, un élève, refusant d’enlever sa casquette dans le couloir, a frappé le proviseur », rajoute le communiqué.

Le jeudi, nouvelle intrusion. Le frère d’un jeune impliqué dans une bagarre a fait irruption dans le lycée. « Devant l’inaction de la Brigade Régionale de Sécurité, deux surveillantes ont dû s’interposer, subissant insultes et bousculades », précise le communiqué. Le lendemain, aux journées portes ouvertes du lycée, une professeure est frappée au visage par une élève. Transportée aux urgences, elle est désormais en arrêt de travail.

Pour ces derniers faits, Le Directeur académique en charge des lycées s’est rendu dans l’établissement « pour accompagner la communauté éducative », indique le rectorat. « Il a pu échanger avec l’enseignante victime et les personnels. Une procédure disciplinaire a été immédiatement engagée à l’encontre de l’élève », souligne l’académie.

Un manque d’effectifs pointé du doigt

Pour les équipes pédagogiques, ce climat difficile n’est que l’exacerbation de problématiques pointées du doigt depuis plusieurs années. « Les classes sont actuellement en sureffectif à cause du manque d’anticipation du rectorat sur les affectations. Cette situation nuit à l’accompagnement des élèves, principalement en grande difficulté scolaire, et aggrave le climat scolaire déjà tendu », détaille le communiqué. L’importance présence d’enseignants contractuels empêcherait aussi une « stabilisation des équipes ».

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Mais alors, quelles solutions ? Le corps enseignant réclame des mesures urgentes en termes de recrutement. Une conseillère principale d’éducation (CPE) supplémentaire est ainsi demandée. Un renforcement des équipes administratives et médico-sociales, avec la présence d’un assistant social et d’un psychologue à temps complet.



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