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accusé d’avoir violé ses amies lors de soirées

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La Cour d’appel de Rennes a considérablement réduit, mardi 28 janvier 2025, la peine qui avait été infligée à un homme de 42 ans pour les agressions sexuelles qu’il avait commises sur deux amies pendant des soirées alcoolisées à Plomodiern et Plonévez-Porzay (Finistère).

Vers 4h du matin, en novembre 2020, une femme qui dormait chez des proches à l’issue d’une soirée alcoolisée avait en effet réveillé son amie, « en panique » : elle pensait avoir été violée par un membre de leur groupe de copains.

Sa confidente lui avait alors expliqué qu’elle pensait elle aussi avoir subi de tels faits pendant son sommeil des années auparavant, dans des conditions similaires, alors qu’elle était elle aussi partie se coucher plus tôt que les autres à l’issue d’une soirée.

Aux gendarmes, la première avait expliqué avoir « peu de souvenirs de la fin de soirée », même si elle s’était sentie malade et que son amie l’avait aidée à se coucher dans une chambre, lui ôtant seulement ses chaussures. À son réveil, elle s’était sentie « salie » et avait ensuite remarqué qu’elle ne portait plus de bas.

La seconde dira aux enquêteurs qu’elle n’avait pas parlé, à l’époque des premiers faits, pour « ne pas faire de scandale » ni « faire exploser des couples et des amitiés ». Elle avait par la suite regretté son silence : son amie n’aurait pas été violée dans le cas contraire, s’était-elle convaincue.

Condamné à cinq ans de prison ferme

Les deux femmes avaient ensuite indiqué aux gendarmes que l’homme mis en cause les mettait « très mal à l’aise » quand il était alcoolisé puisqu’il avait « un regard malsain ». Il était aussi coutumier de « réflexions » sur le physique, que l’une d’elles avait déjà trouvé « déplacées ».

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D’autres amis avaient aussi constaté qu’il lui arrivait de monter à l’étage lorsque des amis y dormaient et « alors qu’il n’avait rien à y faire ». Une autre femme de leur entourage l’avait mis en cause pour un « comportement inapproprié », le traitant alors de « porc ».

En réalité, les faits de viols dénoncés par les deux femmes auraient pu conduire cet homme devant une juridiction criminelle, mais les parties civiles ne s’étaient pas « opposées à la correctionnalisation de la procédure, en opportunité », quelques jours seulement avant l’entrée en vigueur des cours criminelles départementales (CCD).

Cet habitant de Plomodiern avait donc dans un premier temps été condamné à cinq ans de prison ferme – le maximum encouru pour agression sexuelle – par le tribunal correctionnel de Quimper en avril 2024.

Hors d’état de manifester un consentement

Un mandat de dépôt à effet différé avait été prononcé et cet homme de 42 ans avait été écroué le 2 septembre 2024. Persistant à nier les faits, cet « indépendant dans le bien-être et la nutrition » avait toutefois fait appel de cette décision et l’affaire a été réexaminée par la Cour d’appel de Rennes le 17 décembre 2024.

Cet homme, jamais condamné jusqu’alors, avait répété que « tous les actes sexuels (…) partagés avec [les plaignantes] avaient été consentis par ces dernières » : elles auraient eu « un comportement aguicheur » à son égard. Selon lui, elles étaient donc bien « réveillées » et « conscientes ».

L’avocat général avait déploré l’absence d’évolution du prévenu depuis la première audience. Pour lui, il y avait eu « surprise de consentement » puisque les victimes étaient endormies ou hors d’état de manifester un consentement à cause de l’alcoolisation massive.

Au final, la Cour d’appel de Rennes a considérablement réduit sa condamnation, en prononçant une peine de cinq ans de prison, dont trois ferme.

CB (PressPepper)



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