Il y a trois ans, le soir des faits, celui qui avait alors 19 ans s’était rendu avec une dizaine d’amis à une soirée où il avait fait la connaissance d’une fille. Tous deux étaient alors rentrés, avec un ami, chez le jeune homme à Gorges… et ils s’étaient couchés à trois dans le même lit.
Persuadé que « le courant passait » avec la jeune fille, l’accusé lui avait alors caressé « le ventre, la poitrine, les fesses » avant de commencer à glisser sa main dans sa culotte et de lui « demander » si elle voulait une « pénétration digitale », selon l’adolescente.
Mais, ayant déjà été victime d’autres « agressions » du même type par le passé, elle avait préféré rester silencieuse et s’était décalée vers leur ami endormi. Elle s’était alors mise à pleurer de plus en plus bruyamment pour ce que ce dernier se réveille.
Le lendemain, l’adolescente semblait « être passée à autre chose », selon lui : elle « riait » et « souriait » autour de la table du petit-déjeuner, avant de passer la journée avec ses deux amis « au zoo » et s’est retrouvée avec eux le soir pour une « nouvelle fête ».
A cette occasion, les deux ont discuté des événements de la veille, ont convenu qu’il s’agissait d’une « méprise » et « se sont excusés mutuellement ».
Une plainte déposée trois semaines après
Mais trois semaines plus tard, la fille de 17 ans finit par être interrogée par sa mère au vu de la « dégradation » de son « comportement » : elle était en « colère » et avait des « envies de suicide ». Elle lui raconte alors « en pleurs » ce qu’il s’était passé lors de la soirée à Clisson et se décide à porter plainte contre le jeune homme.
Décrit par ses proches comme un garçon « timide », « calme », « non-violent » et « n’ayant pas confiance en lui », le garçon a contesté toute « agression » : il n’aurait touché « que le ventre » de la plaignante et s’est « arrêté » quand elle s’est « écartée » en silence. Sans casier judiciaire, ni troubles particuliers, il a renouvelé ses excuses à la jeune fille à la barre du tribunal.
« Honteux » d’en parler à sa mère et « rejeté par tous ses amis », le jeune homme, qui avait pour projet de s’envoler pour les États-Unis l’an prochain, n’a toujours « pas compris » la réaction de la jeune femme et de ses amis : selon lui « le ventre n’est pas une zone sexuelle ».
Il a grandi dans une génération de plus en plus sensibilisée à la notion de consentement et d’agression sexuelle.
Il le décrit comme un garçon en « manque d’expériences sexuelles » qui a simplement été « maladroit ». Alors que le parquet réclamait douze mois de prison avec sursis simple à l’encontre de son client, le tribunal correctionnel de Nantes a finalement décidé de le relaxer.
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