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a-t-elle encore une chance de pouvoir se présenter à la présidentielle ?

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C’est évidemment un cataclysme politique. Marine Le Pen, lourdement condamnée ce lundi 31 mars 2025, ne devrait pas pouvoir se présenter à la prochaine présidentielle organisée en 2027. 

La cheffe de file du Rassemblement national a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate et à une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme sous bracelet électronique.

Un jugement qui entrave sa route vers l’Élysée. Si, en faisant appel, Marine Le Pen va redevenir présumée innocente, ne portera pas de bracelet électronique, ne s’acquittera pas de l’amende, l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité ne permet en revanche pas de suspendre ce volet de la condamnation.

Elle est donc pour l’heure inéligible pendant cinq ans. Pour Pierre Égéa, professeur de droit constitutionnel à l’université de Toulouse et expert au Club des juristes sollicité par actu.fr, la patronne des députés RN « n’a pas de carte entre ses mains » pour revenir sur ce jugement.

Un appel ?

Sur BFM TV, Dominique Rousseau, juriste, estimait que Marine Le Pen pouvait interjeter appel auprès du premier président de la cour d’appel pour suspendre l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité. 

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Oui, nous confirme Pierre Égéa. Néanmoins, « vu les délais », l’examen de l’appel « ne pourrait pas se faire avant des années ». Comprendre : aujourd’hui, il paraît inenvisageable que Marine Le Pen ne puisse s’aligner au départ de la prochaine présidentielle. 

Ses recours juridiques sont nuls.

Pierre Égéa
Professeur de droit constitutionnel à l’université de Toulouse et expert au Club des juristes

Sauf si les délais d’audiencement sont accélérés. 

Une « mise à mort politique »

Sans prendre en considération les idées politiques, cela pose un problème : et si « la Cour de cassation la relaxe ? », s’interroge l’expert.

Étant donné que l’ensemble des recours possibles pour Marine Le Pen (appel, pourvoi en Cassation, Cour européenne des droits de l’Homme), prendrait des années, si l’une de ces juridictions la relaxait, « cela serait extrêmement dommageable, car ce ne serait pas réparable », estime Pierre Égéa.

« Compte tenu de la lenteur du processus, c’est une mise à mort politique », conclut le juriste.

Reste une autre possibilité, qui relèverait de la pure fiction : celle d’une grâce présidentielle prononcée par Emmanuel Macron. Hautement improbable.



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