Plusieurs individus ont frappé violemment un homme handicapé à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le 6 septembre 2024. La victime avait été arrachée de son foyer et traîné de force dans un parc avant d’être roué de coups. Un vrai « passage à tabac ». « Tout a été planifié », indiquera la procureure de la République pendant ses réquisitions.
Un seul individu devant la justice
Sur les quatre jeunes gens mise en cause, seulement deux ont été jugés par le tribunal de Saint-Malo jeudi 13 mars 2025. Mais un seul répond de ses actes devant la justice, en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Rennes. L’autre ne s’est pas présenté au tribunal, le mineur a été relaxé et l’autre personne n’a jamais été identifiée.
Il s’est muré dans le silence
La victime n’a pas eu la force de se rendre au tribunal. « Il a du mal à parler des faits. C’est encore très douloureux pour lui », explique l’avocate de la partie civile. Il a attendu avant de déposer plainte, craignant des représailles. Il a subi des pressions de ses agresseurs. « On te plantera si tu parles », lui a-t-on dit quelques jours après la scène de violence. « Il s’est muré dans le silence car il a vraiment eu peur que ça se reproduise », poursuit son avocate.
Déjà condamné à trois ans de prison
En visioconférence, le jeune homme s’exprime avec aisance devant les juges. Difficile de voir chez lui un trouble de la personnalité type borderline diagnostiqué par l’expert. Difficile de voir un homme agressif. Pourtant, il a été condamné 28 février 2025 par le tribunal de Rennes à trois ans de prison ferme pour des faits de violences et de séquestration sur son voisin.
« Je demande pardon à la victime »
Maître Pierre Leguillon déplore que son client, seul à comparaître, « va porter la responsabilité d’actes commis à plusieurs ». Son avocat demande aussi à prendre en compte sa santé mentale.
« Les actes que j’ai commis par le passé m’ont fait évoluer », a indiqué le mis en cause. Il a ensuite évoqué sa condamnation.
J’ai pris conscience en sortant du tribunal que la violence ne résout rien. Ce n’est pas comme ça que je veux finir ma vie. Je demande pardon à la victime et je vais faire tous les efforts possibles pour m’en sortir.
Le tribunal de Saint-Malo le condamne à 18 mois de prison dont six mois de sursis probatoire. Son collègue doit partir en prison pour 12 mois. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.
Source link