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À Lille, nouvelle vie pour le restaurant Compostelle, qui (re)devient Eva

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Une ancienne institution va laisser place, peut-être, à une nouvelle. Et quand on sait quelle équipe se cache derrière le projet, on n’en doute pas. Les créateurs du Petit Bouillon Alcide à Lille tel qu’on le connaît, et revendu au cours de l’été 2024, préparent une ouverture dans le Vieux-Lille. Ils reprennent le Compostelle, situé au 4, rue Saint-Etienne. Après de gros travaux, les visiteurs seront très bientôt plongés dans l’ambiance cosy et singulière de Chez Eva. Un moyen pour ce bâtiment d’exception de renouer avec son passé tout en se tournant vers l’avenir…

Une bâtisse et une histoire remarquables

Derrière les vitres du Compostelle, qui a encore fin janvier ses lettres affichées sur la façade, se cache une bâtisse remarquable. Voûtes, briques apparentes rouges, vaste hall avec une hauteur impressionnante sous plafond : le lieu est vertigineux. Comme le projet de plusieurs associés, qui veulent repenser ce restaurant bien installé à Lille. Benjamin Moréel, qui fait partie de l’équipe, nous a fait la visite. « On l’attend depuis longtemps, ce projet. » Le chantier a été ralenti par plusieurs choses, notamment le fait que la bâtisse soit « à conserver et à restaurer », pour reprendre les termes techniques. L’ouverture, prévue initialement pour septembre 2024, se fera finalement début mars 2025. Le temps de tout mettre aux normes et de relooker l’endroit.

« L’histoire du bâtiment est assez folle », nous indique le restaurateur. Il fut un lieu de départ pour les pèlerins partant sur le chemin de Compostelle (on voit d’ailleurs une coquille Saint-Jacques sur une des voûtes au rez-de-chaussée), et beaucoup plus récemment un restaurant. Aujourd’hui, Benjamin et ses associés veulent dépoussiérer l’endroit – fermé depuis fin 2023 – pour y faire un lieu de sortie incontournable.

« On aime apprendre des choses sur les lieux qu’on achète. On a fait des recherches historiques. Il s’avère que le lieu était une maison close, à l’époque de la 2e Guerre mondiale. Ça s’appelait ‘Chez Eva la Slave’. On a voulu faire un clin d’œil au passé, et on aimait ce décalage avec le côté ecclésiastique. » Vous attendra donc dans cette nouvelle version du lieu une ambiance velours, intimiste, style boudoir. « On reprend les codes des maisons closes, quelque part, tout en proposant une expérience gustative haut de gamme », présente Benjamin Moréel.

Une cuisine de l’Europe de l’est avec des produits d’exception

Chez Eva, il faudra compter entre 12 et 18 euros pour une entrée, et de 22 à 35 euros le plat. « On aura du caviar à la carte, sous différentes formes », annonce le restaurateur. Des linguines au caviar, un bortsch revisité, un koulibiac de saumon, des médaillons de homard rôti ou encore un filet de bœuf stroganov sont cités. Côté sucré, l’incontournable pavlova et un cheesecake notamment, sortiront des cuisines. Il n’est pas exclu que vous dégustiez un colonel, pour une bonne digestion.

« On proposera des mets qualitatifs, avec toujours ce clin d’œil à la cuisine de l’Europe de l’est », explique notre hôte. L’offre de boissons sera aussi étoffée, et dans la même veine. « On proposera des cocktails dans l’espace bar cosy, et bien sûr de la bonne vodka ou de l’aquavit pour accompagner les repas », exemplifie le restaurateur.

Bar et « restaurant d’ambiance »

Au rez-de-chaussée, vous pourrez profiter du bar à cocktails avec ambiance musicale, puis dans les étages de deux salles de restaurant, dont une privatisable. « On a pensé l’endroit comme un resto d’ambiance. L’idée est de proposer un lieu de sortie pour les, disons, 35-45 ans. L’offre est très ciblée étudiants, à Lille. On voulait une offre qui, à notre sens, manque encore dans le centre-ville. Les gens pourront par exemple venir pour le service tardif et rester après au bar pour passer un bon moment, se laisser porter. »

Le lieu ouvrira ses portes uniquement le soir, du mardi au samedi. C’est encore une belle histoire entrepreneuriale qui s’annonce, pour laquelle Benjamin et son associé historique, Christopher Préchez, s’entourent de collaborateurs en qui ils ont confiance. « On a une belle équipe, entre Paris et Lille. Lenaïs est associée dans le projet ; elle est venue à Lille pour gérer le lieu. » Étienne, un autre salarié présent dans la boîte depuis des années et que vous avez peut-être croisé à Alcide, sera plus sur une autre adresse lilloise en préparation. Mais ça, c’est – on peut l’écrire ainsi – une « autre affaire »…



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