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à l’âge de 31 ans, Anthony Baré devient le nouvel entraîneur du Pôle France Olympique de sprint



L’Essonne est une terre de champions et de championnes mais également de formation. À 31 ans, Anthony Baré est le nouvel entraîneur du Pôle France Olympique de sprint.

« C’est un rôle complètement différent de celui que j’avais auparavant »

Après des débuts en tant que compétiteur au sein de la formation du CC Ponthierry-Pringy, puis de la Jeunesse Cycliste Coudraysienne présidée à l’époque par l’emblématique Gilbert Rousseau, le fils de l’ancien coureur élite Jean Baré a rejoint la meilleure équipe du département toutes catégories confondues, l’EC Montgeron-Vigneux, club dans lequel il fera ses classes avant de partir au VCA du Bourget puis au Paris Cycliste Olympique et de revenir à l’ECMV en tant que dirigeant puis récemment en tant que coureur dans la catégorie des access 2.

Après sept ans au sein de la Fédération Française de Cyclisme en tant qu’analyste vidéo, l’Essonnien prend donc du galon avec ce nouveau poste. « C’est un rôle complètement différent de celui que j’avais auparavant. Il y a aussi une forme de continuité et aussi un peu de paradoxes. Lorsque j’étais à la vidéo il y avait notamment beaucoup de données à emmagasiner alors que dans le rôle d’entraîneur la dimension humaine prédomine. Il y a énormément d’échanges avec les athlètes en fonction de leur ressenti physique mais également de leurs diverses échéances personnelles notamment pour ceux qui mènent un cursus scolaire en parallèle », avance le technicien brunoyen qui peut compter sur l’appui soutenu de sa hiérarchie dans ce nouveau projet post-olympique.

Si le staff présent lors des Jeux olympiques de Paris reste sensiblement le même, Anthony Baré travaille notamment avec un groupe d’une dizaine de coureurs parmi lesquels Marie-Louisa Drouode, récente championne de France de la vitesse individuelle et du keirin chez les élites femmes, ou encore Étienne Olivieiro, récent champion de France du kilomètre chez les élites hommes alors qu’il évoluait chez les U-19 encore l’an dernier. Les deux athlètes sont passés par le Pôle France de Bourges l’antichambre du Pôle France Olympique de Saint-Quentin-en-Yvelines (Yvelines).

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Des Grand Prix et des coupes internationales en vue

« Il y a aussi la volonté de créer plus de liens et d’échanges entre les quatre entraîneurs de Bourges tous sous la houlette de François Lamiraud et le Pôle France Olympique afin qu’il y ait une forme de continuité », avance Anthony Baré déterminé à mettre les athlètes dans les meilleures conditions avec l’objectif de redonner à l’équipe de France de vitesse ses lettres de noblesse dans l’optique des olympiades 2028 et 2032.

« Étant arrivé il y a quelques semaines à ce poste, beaucoup de choses seront mises en place. Je peux compter sur une hiérarchie à l’écoute. Nous allons également courir sur des coupes internationales ainsi que sur des Grand Prix comme celui de Gand (Belgique) afin que les athlètes enchaînent les courses et puissent dans la mesure du possible marquer un maximum de points UCI », fixe le coach essonnien.

En parallèle, Anthony Baré n’écarte pas l’idée de courir ponctuellement avec son club de l’EC Montgeron-Vigneux dont il continue d’entraîner les U-19. « C’est un peu ma bulle d’air de participer à des compétitions pour le plaisir avec les copains du club dans lequel évolue encore mon père Jean », sourit le Brunoyen. Pour rappel de nombreux athlètes passés dans les rangs de la formation essonnienne ont ensuite porté les couleurs de l’équipe de France chez les jeunes ou chez les élites. C’est le cas notamment de Melvin Landerneau et Sébastien Vigier.



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