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À Fougères, le RN veut « instaurer la priorité nationale dans l’attribution des logements sociaux »



Virginie D’Orsanne (Rassemblement national) élue d’opposition à Fougères (Ille-et-Vilaine) a pris la parole lors du débat d’orientations budgétaires. Elle a d’abord critiqué la hausse de la dette : « L’encours est de 1 671 €/habitant. Il était déjà de 1 566 € en 2023 alors que la moyenne pour les villes de plus de 20 000 habitants est de 978 € /habitant ».

Une police de proximité, composée de 3 à 5 agents

Elle a ensuite regretté que la sécurité soit « seulement le troisième point de vos orientations budgétaires, alors que c’est le point crucial pour les Fougerais ».

Et de développer : « Ils réclament depuis des mois le retour de l’éclairage dans les rues le soir et ne sont toujours pas entendus… Ce défaut d’éclairage qui entraîne de l’insécurité, et non pas un sentiment d’insécurité comme vous le dites, qui favorise les actes criminels comme les nombreuses voitures brûlées, les cambriolages et les agressions dans les rues. »

Toujours sur le volet sécurité, Virginie D’Orsanne déplore que les mesures annoncées par Louis Feuvrier (lire ci-contre) : « Nous aurions voulu voir une vraie volonté politique sécuritaire, avec un recrutement spécifique d’agents de police municipale. Une police de proximité, composée de 3 à 5 agents, formés à la gestion des conflits, qui travaillerait en collaboration avec la police nationale. »

« Un changement de population »

Deuxième axe d’intervention de l’élue d’extrême-droite : le logement social qui « devrait être le pilier de la solidarité nationale, un soutien aux Français en difficulté », estime Virginie D’Orsanne pour qui, toutefois, « une sur-concentration des logements sociaux entraîne des problèmes économiques avec souvent un revenu par habitant très faible, une ghettoïsation de certains quartiers ainsi qu’un changement de population avec une augmentation de l’immigration ».

Elle estime qu’il est « impossible de nier une réalité flagrante » : « La surreprésentation d’une population immigrée dans le parc social qui, selon le préfet Auboin, occupe un tiers des logements sociaux au niveau national ».

Comment expliquer que des personnes qui travaillent, cotisent se retrouvent reléguées en bas d’une liste d’attente, cette situation est le fruit d’une gestion aveugle aux priorités nationales, et d’un refus idéologique d’affirmer que les Français doivent être prioritaires dans leur pays. Oui, nous devons oser dire qu’il est temps d’instaurer la priorité nationale dans l’attribution des logements sociaux !

Virginie D’Orsanne, Rassemblement national

Virginie D’Orsanne conclut : « Souvent les logements sociaux sont aussi livrés à la loi des trafiquants, des délinquants et des bandes organisées et cela n’est plus tolérable. »

« De quelle ville parlez-vous ? »

Une intervention qui laisse Eric Besson pantois. « Qu’est-ce que vous nous racontez ? Vous nous parlez d’une autre ville ; vous ne connaissez pas la ville de Fougères ».

Le premier adjoint au maire, président de Fougères habitat, « un outil remarquable pour aider nos concitoyens », fustige la prise de position de l’élue d’opposition : « 70 % des Français peuvent avoir accès au logement social. Ce n’est pas réservé à une petite partie de la population. »

Soucieux « de rester sur du concret », Eric Besson argumente :

Entre 2020 et 2026, Fougères habitat n’a pas construit en périphérie, ni de grands ensembles. On n’a pas ghettoisé. On a construit en centre-ville de Fougères, à Lécousse et des pavillons dans plusieurs communes. On a construit pour ceux qui en ont besoin.

Eric Besson

S’il reconnaît que, de temps à autre, « des appartements peuvent être repérés pour des histoires de deals de drogue », il assure que « systématiquement », Fougères habitat « travaille avec la police et systématiquement les gens sont sortis de l’appartement en question. »



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