Six mois de prison ferme, c’est la peine que le tribunal judiciaire d’Argentan (Orne) a prononcée ce mardi 28 janvier 2025 à l’encontre d’un habitant de Flers, âgé de 33 ans. Il a été reconnu coupable de violences, en état d’ivresse, sur sa compagne et en présence des enfants.
Son absence à l’audience a vivement été remarquée traduisant « le courage de cet homme », comme l’a souligné l’avocate de la partie civile soutenue par le procureur de la République.
Elle déménageait du domicile
Le 6 août 2024, il est un peu plus de 14 heures lorsque les policiers interviennent à Flers pour des violences intrafamiliales. À leur arrivée, ils vont constater que la femme est en pleurs.
Elle déclare avoir été violentée par son concubin en présence de leur bébé. Elle explique qu’elle était en couple avec son agresseur depuis juin 2023 et qu’ils sont les parents d’un petit garçon né en avril 2024. Ce jour-là, elle était venue avec sa sœur et les enfants pour déménager.
Lorsqu’il est arrivé, elle a tout de suite remarqué qu’il était alcoolisé. Il a jeté sur elle le tancarville en lui disant de prendre ses affaires et de dégager. Il a continué à la pousser alors qu’elle se trouvait dans la salle à manger pour récupérer le parc pour leur enfant.
La première fois qu’il la violente physiquement
De plus en plus énervé, il a jeté ses affaires et les jouets des enfants par la fenêtre. Lorsqu’elle lui demandera d’arrêter, il lui dira que « s’il a envie de lui taper dessus, il lui tape dessus ».
Elle ajoute qu’il a déjà commis des violences verbales, des insultes, mais que c’était la première fois qu’il la violentait physiquement. En revanche, lorsqu’il a bu, il est capable de commettre des dégradations et jeter des objets.
Examinée, elle présente plusieurs griffures et hématomes sur le corps. Une incapacité de deux jours lui sera accordée.
Interpellé à l’arrivée des policiers, l’homme affichait une alcoolémie de 2,58 g/l de sang. Lorsqu’il sera entendu, il va nier les faits, il n’a jamais été violent avec sa compagne.
Au terme de sa garde à vue, il a été placé sous contrôle judiciaire avec des mesures strictes pour garantir la protection de cette femme et ses enfants.
« Il n’assumera jamais ce qu’il fait »
Contrairement à l’homme, cette femme a eu le courage de se présenter à l’audience. Elle a tenu à préciser que cet homme avait une double personnalité, qu’il devait se faire soigner pour ne pas que cela recommence. « Il n’assumera jamais ce qu’il fait ».
Il avait déjà agi ainsi avec son ex-compagne, une femme avec laquelle il a eu trois enfants, mais qui a toujours fini par retirer sa plainte.
Un homme qui est beaucoup plus courageux pour frapper et semer la terreur, que de répondre aux convocations.
L’avocate de la partie civile
Un homme qui se dérobe, qui ne respecte rien et qui n’a que faire de la justice. « C’est quelqu’un qui inquiète ».
Le prévenu « brille par son absence »
« Stop aux violences au sein des cellules familiales et mon rôle est de requérir qu’elles soient sanctionnées à juste proportion des faits », rappelle le procureur de la République avant de requérir à l’encontre de cet homme « qui brille par son absence », une peine de six mois de prison ferme, outre une interdiction de contact avec sa victime ou de paraître à son domicile pendant une période de trois ans avec exécution provisoire.
Le tribunal suivra finalement les réquisitions du procureur de la République et l’agresseur est finalement condamné à six mois de prison. Il devra également indemniser son ex-compagne et lui verser la somme de 1 500 €.
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