Home Ouest à Brest, il avait séquestré son ex-petite amie dans un garage

à Brest, il avait séquestré son ex-petite amie dans un garage

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L’homme de 21 ans était en détention provisoire depuis presque deux mois avant son passage devant le tribunal de correctionnel de Brest, mardi 25 mars 2025.

Durant ses semaines en prison, il a eu le temps de réfléchir à cette journée du mercredi 29 janvier. À ces deux heures où il a enfermé son ex-petite amie dans un garage.

Il a été en couple avec la victime quasiment trois ans. Ils ont vécu ensemble, notamment en Belgique où ils se sont rencontrés. Lui est commis de cuisine dans son pays d’origine, elle est étudiante à Brest. Il se rendait donc régulièrement dans la cité du Ponant pour passer quelques jours avec elle.

L’homme est venu de Belgique sans prévenir

Elle a décidé de mettre fin à leur relation. Il l’a mal vécu. Alors, sans la prévenir, il s’est rendu à son domicile lundi 27 janvier.

« Nous avions rompu depuis un mois. Depuis, il n’a cessé de me harceler au téléphone. Il s’est présenté à mon domicile pour discuter, je l’ai fait entrer car il pleuvait. Je l’ai pris dans mes bras, et j’ai pris soin de lui. Le mercredi, avant de repartir en Belgique, il m’a demandé si je voyais quelqu’un d’autre. Il a pris mon ordinateur et mon téléphone. Puis m’a insultée. Il m’a enfermée dans le garage durant deux heures », a raconté la victime aux enquêteurs.

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Elle a été terrorisée par ce moment. L’homme lui a notamment déchiré son t-shirt et a tapé dans des chaises durant la séquestration. Elle a réussi à demander de l’aide lors d’un moment d’inattention de son ex-petit ami. Les policiers sont alors arrivés et ont interpellé le jeune homme.

La victime, qui présentait plusieurs hématomes, a eu un jour d’ITT (incapacité totale de travail).

Devant le tribunal, l’homme a confirmé la version des faits de la victime. Ce grand gaillard, tête basse, a reconnu avoir très mal vécu la séparation. Et n’a rien nié. « Oui, je l’ai tirée au sol », « Oui, elle était apeurée », « Oui, je l’ai forcée à me donner son mot de passe pour fouiller son téléphone. »

« Il s’est fait tout seul »

Il qualifie son ancienne relation avec la victime de toxique. « C’était “Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis”. »

Le jeune homme présente un casier judiciaire vierge. Né à Bruxelles, il a vécu avec sa mère jusqu’à ses 13 ans, avant d’être placé en foyer, car victime de violence de la part de celle qui lui a donné la vie.

Il travaille depuis ses 18 ans.

« Il s’est fait tout seul. À 18 ans, il s’est pris un appartement et a payé son loyer. Je ne vous demande pas de l’exonérer de toute sanction, mais de comprendre qui il est. Aujourd’hui, il pose ses mots et est en mesure de reconnaître ses erreurs. La passion amoureuse a pris le dessus. Vous jugez aujourd’hui un homme qui n’a aucun antécédent judiciaire. Quel avenir on lui réserve pour demain ? », l’a défendu Elma Kraisnik, son avocate.

Camille Miansoni, le procureur de la République, avait requis sept mois de prison, dont trois assortis d’un sursis simple « pour ces faits graves ».

Le tribunal a finalement condamné le Belge à 18 mois de prison avec sursis. Il a en plus une interdiction de séjour dans le Finistère et en Loire-Atlantique et une interdiction d’entrer en relation avec la victime durant trois ans.



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