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À 19 ans, ce pilote moto de l’Orne découvre « la course la plus dure au monde »

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À 19 ans, Maxime Lenormand, pilote moto de l’Orne, a participé pour la première fois à l’Enduropale Le Touquet 2025, course de moto sur plage mythique. « Elle est définie comme la course la plus dure sur sable au monde« , explique le pilote. « C’est une épreuve qui me passionne depuis toujours… Mon père m’a emmené voir la course plusieurs fois. J’avais dit que je la ferai. » 

De la chance pour les inscriptions

Le jeune homme tient sa promesse dès sa première année de candidature. « Les inscriptions, c’est au petit bonheur la chance« , avoue l’intéressé.

Il y a 1 300 places pour presque 10 000 demandes sur la grande course du dimanche… Et n’importe qui peut participer, il suffit d’avoir une licence.

Maxime Lenormand

La chance bascule du bon côté pour l’habitant de Montsecret-Clairefougère (Orne).

L’épreuve nordiste demande une préparation spécifique avec son circuit uniquement fait de sable. « On part sur une ligne droite de six kilomètres, puis on tourne et le retour se fait avec une partie plus technique », précise Maxime Lenormand. « Le circuit fait 15 kilomètres et on tourne dessus pendant trois heures. » 

Pour se familiariser avec le terrain, l’Ornais est allé rouler deux fois sur le tracé de Loon-Plage, dans le Nord. Un passage obligé car « la technique dans le sable est complètement différente. » 

Le départ, un moment stressant

Dimanche 9 février 2025, le pilote de 19 ans se retrouve sur la ligne de départ, entouré de 1300 pilotes. « C’était la cohue », se souvient celui qui portait le numéro 918. « Le départ, c’est le moment le plus chaud. C’est impressionnant. Une fois le premier tour effectué, le peloton s’étale. » 

Des pointes à près de 170 km/h avec un peloton complet autour de soi : il faut avoir le cœur bien accroché.

Le départ se passe bien pour le néophyte de l’épreuve, « sans chute et sans problème mécanique. J’ai même remonté pas mal de places dans la première rotation ». Au fil des passages, la piste se détériore, augmentant la difficulté du pilotage : « je suis tombé 6-7 fois, dont une qui m’a provoqué une douleur à l’épaule gauche. » 

Une course bien négociée

Après une première heure bien négociée, le physique va flancher pour le pilote de 19 ans. « On pourrait penser que la partie plage est la plus simple, en ligne droite… Mais avec la vitesse, il faut rester concentré« , souligne Maxime Lenormand.

J’avais choisi la moto la plus puissante, car la mécanique souffre moins, mais elle était trop forte pour moi à la fin.

Maxime Lenormand

L’habitant de Montsecret-Clairefougère avait acheté une moto spécifique pour l’épreuve nordiste. Il a coupé la ligne en 549e position, « je suis vraiment satisfait, même s’il m’a manqué du physique et de l’expérience dans le sable. » 

« Une superbe expérience humaine »

Maxime Lenormand conduit depuis ses 11 ans. « Pilote d’enduro, mon père était agriculteur et je roulais dans son champ », se souvient l’Ornais qui grimpe les échelons jusqu’au Touquet. Qu’apprécie t-il dans sa discipline favorite ? « L’adrénaline, la mécanique, la technicité de roulage… »

Le moto cross, une histoire de famille. Le pilote a partagé son week-end avec son père et ses amis. « Une superbe expérience humaine. On est parti le jeudi en camping car, puis les copains étaient présents sur le bord de la piste. » 

S’il était fatigué le soir-même, Maxime Lenormand avait envie de revivre ces sensations dès le lendemain. « C’est un sport cher, alors je remercie mes partenaires et le Team Marie Racing qui m’a aidé pour l’évènement. » 

En attendant, l’Ornais est parti prendre quelques jours de vacances en Guadeloupe. Une manière différente de profiter du sable.



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