
Son arrestation, le 3 janvier 2025, avait été annoncée par le ministre de l’Intérieur lui-même. Le ressortissant algérien de 25 ans, interpellé dans le quartier de Bellevue à Brest, et connu sous le pseudonyme “Zazou Youssef” sur les réseaux sociaux, sera présenté devant le tribunal correctionnel de Brest lundi 24 février 2025, dans l’après-midi.
Il sera jugé selon la procédure de comparution à délai différé pour des faits d’apologie publique d’un acte de terrorisme commise au moyen d’un service de communication au public en ligne.
Rappel des faits
Le 1er janvier, la plateforme Pharos (plateforme gouvernementale de signalement des contenus et comportements en ligne illicites) avait effectué un signalement auprès du commissariat de police de Brest.
L’individu avait publié des vidéos en langue arabe sur le réseau social TikTok. Ces dernières comportaient des messages « explicites invitant à la commission d’actes de terrorisme en France et à l’étranger, notamment le 1er janvier 2025 », avait indiqué le parquet. Ces vidéos avaient été largement relayées et commentées, « créant ainsi un climat d’inquiétude ».
Après enquête, l’homme avait été interpellé au domicile d’un de ses amis. Tous les deux avaient été placés en garde à vue.
Le complice supposé avait finalement été mis hors de cause et remis en liberté.
En détention provisoire
Quant à l’influenceur, il avait déclaré aux enquêteurs que « son message était destiné à la communauté algérienne et qu’il visait les opposants au régime en place en Algérie ».
Le jeune homme était déjà connu de la justice. Son casier judiciaire porte une mention à la suite d’une condamnation pour des faits de vol. Il avait également été condamné à une peine de douze mois de prison pour des dégradations durant les émeutes de juin 2023, mais il avait fait appel et n’a donc pas encore effectué son éventuelle peine.
Il fait par ailleurs l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF).
À l’issue de sa garde à vue, il avait été déféré au parquet avant d’être placé en détention provisoire.
Il encourt la peine de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.
Source link