
Tout au long du week-end des 22 et 23 février 2025, les chevaux de sport venus de toute l’Europe mais aussi d’Amérique du Sud sont présentés en main ou à l’obstacle à l’occasion du 19e Salon des étalons de sport qui a lieu à Saint-Lô (Manche), devant un public admiratif qui a rempli les gradins mais aussi et surtout devant les cavaliers, les éleveurs, et de nombreux professionnels de la filière équine.
C’est le début de la saison de reproduction et l’objectif de cet événement international est de passer commande pour les saillies.
Pedigree, généalogie…
Co-organisateur du salon avec Normandie Poney et l’association syndicale des Étalonniers privés, le Stud-book Selle Français est féru en matière de sélection.
Nous avons rencontré sur place, samedi après-midi, son président qui nous a donné les cinq grands critères pour bien choisir un étalon de sport.
Le premier est son pedigree ; avec sa généalogie. Il faut remonter à cinq générations, au moins, pour connaître la production des pères et des mères. Le deuxième est sa morphologie ; c’est le modèle, c’est-à-dire la conformation du cheval, comment il est fait, construit, sa musculature, l’orientation de ses membres, ses rayons ; tout ce qui va servir à développer de la force et de l’explosivité. Le troisième, c’est sa locomotion ; c’est la façon dont l’étalon se déplace, avec force, souplesse, élasticité ; et ses capacités à la propulsion et à l’élévation. Le quatrième, c’est son aptitude à sauter ; on va regarder le mouvement, la trajectoire, les moyens à sauter haut et vite ; et sa réactivité et sa franchise devant l’obstacle. Et le cinquième, c’est la performance avec les résultats obtenus aux concours de saut d’obstacles et aux concours complets.
Ensuite, il appartient à chaque propriétaire de jument destinée à la reproduction, de décider du géniteur qui conviendra le mieux.
Sans oublier le coût de la saillie, qui pèse dans la balance. « Il faut compter de 500 à 2 000 euros », rappelle Pascal Cadiou.
De notre correspondant Christophe LUNEAU
Source link