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du Sénégal à Vitré, le parcours du globe-trotter Alain Pierre Mendy

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Né au Sénégal en 1989, Alain Pierre Mendy commence le football dès son plus jeune âge dans son pays d’origine. Des débuts insouciants, comme il le décrit lui-même.

« Depuis que nous sommes enfants, nous sommes nés avec un ballon. Pour autant, le but n’était pas de devenir professionnel, même si on en rêvait. Le sérieux est arrivé après, quand les gens ont commencé à te dire que tu as du talent. »

Un talent que le Sénégalais mettra en avant dès son adolescence, lui permettant, dès l’âge de 13 ans, de penser à plus grand.

« Tu commences à penser au monde professionnel dès 13-14 ans. Dans les clubs, on commence déjà à te dire que tu es le plus fort. C’est à ce moment-là que tu te rends compte que c’est possible. »

C’est finalement quelques années plus tard, qu’il commencera son aventure au haut niveau.

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Italie, Belgique et Grèce

Après avoir fait ses classes dans son pays natal au sein de l’Union Sportive Gorée à Dakar, le jeune Alain Pierre Mendy est repéré par l’AS Roma.

Un départ vers l’Europe que le défenseur de formation raconte : « Je suis entré dans le centre de formation, ce qui m’a permis de passer une année avec l’équipe réserve et de montrer mes qualités pour signer professionnel. » Un contrat qui l’amènera toutefois à être prêté à Montova puis à Parme.

Ces prêts lui offrent peu d’opportunités de s’exprimer, il finira par s’envoler pour la Belgique et sa capitale pour un nouveau prêt d’un an au FC Brussels RWDM (dissous en 2014 par la fédération belge). Un des meilleurs moments de sa carrière selon lui.

Il a joué contre une star belge

« Le FC Brussels est vraiment le club où je me suis très bien senti, puisque je pense que c’est ici que j’ai fait ma meilleure saison, et c’est sûrement l’endroit où j’ai pris le plus de plaisir. »

Un passage en Belgique qu’il prolongera lors de la saison 2013-2014 en rejoignant Beveren, toujours en première division.

Ces années sur le sol belge lui permettent d’affronter des joueurs de renom qui ont marqué le nouveau Sang et Or.

« J’ai joué contre beaucoup de très bons joueurs comme Romelu Lukaku (meilleur buteur de la sélection nationale belge) mais aussi William Vainqueur, qui a joué à Marseille par la suite. Ce sont vraiment les joueurs qui m’ont marqué durant ces années. »

Malgré une saison pleine sur ses deux années passées en Belgique, Alain Pierre Mendy est contraint de changer de club et s’envole pour la Grèce.

Un passage à Fortiras en demi-teinte.

En Grèce, ça ne s’est vraiment pas bien passé. Malgré le fait que je jouais, on ne me payait pas. J’ai donc dû rompre mon contrat pour venir en France.

L’expérience au service du collectif

Bloqué après la rupture de son contrat en Grèce, Alain Pierre Mendy ne peut pas rejoindre de club professionnel et pose donc ses valises en cinquième division française, à La Roche-sur-Yon.

« Quand je suis arrivé à La Roche, le club était en reconstruction et j’étais l’un des joueurs les plus expérimentés. Le club m’a très rapidement fait confiance et m’a donné le brassard de capitaine, que j’ai porté pendant quatre ans. C’est ainsi que je suis devenu un titulaire indiscutable. »

Une aventure longue de sept saisons en Vendée, oscillant entre la National 2 et la National 3, avant une dernière année au goût amer pour le trentenaire.

« Lors de ma dernière saison en N2, j’ai vraiment été découragé lorsque nous avons loupé de peu la montée en National. C’était très frustrant et j’ai même eu l’idée d’arrêter. » Cet échec le pousse à quitter la Vendée pour rejoindre le Pays de Vitré et se rapprocher de sa famille. Mais après six mois loin des terrains, l’expérimenté défenseur central reprend finalement une licence à l’AS Vitré pour renouer avec sa passion.

Une fin de carrière en Bretagne où il veut avant tout prendre du plaisir.

« À 35 ans, je ne me projette plus trop en me fixant des objectifs. Je veux juste continuer à jouer tant que mon corps me le permettra. Pour l’instant, je ne pense même pas à une reconversion, je veux juste jouer. »

Une envie qu’il tente désormais de transmettre à ses coéquipiers, dans un rôle plus discret mais précieux, au sein d’un collectif actuellement en tête de sa poule de National 3.

Gabin Moreau (correspondant)

Samedi 22 février : Fontenay Vendée – AS Vitré. Coup d’envoi au stade Emmanuel Murzeau, à Fontenay-le-Comte.



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